Pubs anti-mur pour voyageurs plus ouverts

En ce début de l’ère Trump, l’industrie du tourisme rappelle l’importance d’aller voir ce qui se passe outre-frontière.

iStockphoto
(iStockphoto)

Avec l’intronisation de Donald Trump à la Maison-Blanche, de grands acteurs de l’industrie du tourisme craignent de voir leurs affaires pâtir dans un avenir plus ou moins rapproché: conséquences économiques négatives de certaines mesures protectionnistes, diminution du nombre de visiteurs étrangers dans un pays perçu comme raciste, surtout depuis le fameux décret du vendredi 27 janvier… Même le «grand hôtelier en chef», dont l’empire est en partie touristique, pourrait écoper — ce qui ne semble cependant pas l’inquiéter outre mesure.

Devant cette menace, au moins deux géants du tourisme ont pris l’initiative de produire des vidéos promotionnelles pour dénoncer subtilement l’aura de fermeture d’esprit qui entoure l’ère Trump en s’intéressant à un symbole qui va à l’encontre même de l’idée du voyage: le tristement célèbre mur à la frontière mexicaine.

Réalisée pour le compte d’Expedia, Train met ainsi en scène une voyageuse qui, de son plus jeune âge à celui de la sagesse, s’enrichit et grandit intérieurement à mesure qu’elle découvre le monde. Comme par hasard, la vidéo s’ouvre à bord du Transsibérien Express, un clin d’œil à peine voilé aux allégations d’ingérence russe dans la dernière campagne électorale états-unienne, avance Skift.

La vidéo Far Away, produite par Celebrity Cruises, fait tomber les frontières en rapprochant visuellement des destinations pourtant éloignées: Sydney semble être une banlieue de la baie de Halong, Paris est entourée par la cordillière des Andes, l’île grecque de Santorin semble être norvégienne.

Le message qui accompagne cette vidéo est sans équivoque (traduction libre): «Nous croyons que nous ne gagnons rien à nous refermer sur nous-mêmes, et que nous avons tout avantage à nous ouvrir sur le monde. Un monde de différences qui doivent être célébrées. Naviguez au-delà des frontières.»

Bien sûr, tant Expedia que Celebrity Cruises prêchent ici pour leur paroisse économique, mais l’initiative — et ses conséquences positives sur la tolérance — mérite d’être soulignée.

Enfin, et dans un registre proche, une autre vidéo pourrait avoir des répercussions positives sur le tourisme, mais cette fois aux Pays-Bas. Même si elle n’a pas été réalisée à des fins de promotion touristique, elle a suscité une vague de sympathie — au point de devenir virale — en une dizaine de jours.

En réponse au discours de Trump où celui-ci martelait sans relâche «It’s going to be only America first», les petits rigolos de l’émission satirique Zondag met Lubachse se sont ainsi permis de présenter leur pays au nouveau président américain dans une vidéo caricaturale hilarante. La seule chose qu’ils ont oubliée, c’est de rappeler au propriétaire de la Trump Tower new-yorkaise que celle-ci est située sur une île qui s’appelait autrefois… Nouvelle-Amsterdam.

Les commentaires sont fermés.

Personnellement, j’ai décidée ne plus aller aux États-Unis tant que Trump serait au pouvoir.
J’ai suffisamment rencontré de Républicains dans mes voyages aux States pour ne pas avoir envie de les voir se pavaner avec leurs idées rétrogrades.Si ce n’était que de moi je partir un boycottage des États-Unis comme eux boycottent une partie de la planète.