Quand la vie donne du sumac, on fait de la sumacade

Remplacez le citron dans vos recettes estivales par cette épice de chez nous, parfaite pour rehausser vos plats et vos cocktails !

Olga Kurbatova / Genzi / Getty Images / montage : L’actualité

Cet été, L’actualité part à la recherche des trésors culinaires d’ici à découvrir lors de vos sorties au marché public ou de vos escapades en région.

On connaît bien le sumac de la cuisine levantine, provenant des pays qui bordent la mer Méditerranée. Mais saviez-vous qu’une variété de cette plante est indigène au Québec ? 

Le sumac vinaigrier pousse un peu partout dans la province, de la Montérégie à la Gaspésie. Il a un penchant pour les endroits dégagés et les sols rocailleux. Impossible de ne pas le remarquer sur le bord des autoroutes ou encore dans les aménagements paysagers de la Ville de Québec. Cet arbuste est reconnaissable par ses allures de fougère et ses fruits rouges en forme de cocottes poilues, à la saveur acidulée et vinaigrée. 

Malgré son abondance au Québec, il fait peu ou pas partie de nos traditions culinaires. Les plus vieux se souviendront peut-être de la « limonade du pays », aussi appelée sumacade. Des communautés autochtones font également une infusion de sumac pour traiter des maux du quotidien. 

Jerry Hopman / Getty images

Comment l’apprêter ?

Nul besoin de réinventer la roue. En poudre ou broyé, le sumac vinaigrier peut remplacer la variété qui pousse dans les pays méditerranéens, appelée sumac des corroyeurs. Il donnera une touche d’acidité à vos salades, vos trempettes de style houmous ou aux marinades de vos grillades. 

Si vous cueillez vous-même les baies, assurez-vous de bien les nettoyer. Pour faire la fameuse sumacade, vous pouvez suivre une des recettes proposées sur le Web. Celle des Marchés publics de Montréal, par exemple, est toute simple : il suffit d’écraser et de faire tremper les fruits dans de l’eau, puis de filtrer et de sucrer le tout pour obtenir une boisson sucrée et acidulée. Envie d’un cocktail ? Ajoutez-y une touche de gin.

Où le trouver ?

Même si le sumac pousse localement, celui offert en épicerie, en poudre ou broyé, provient souvent de l’autre côté de l’Atlantique.

Rien ne vaut toutefois le plaisir d’en récolter soi-même. Les fruits peuvent être cueillis jusqu’au début de l’automne. Il est possible de goûter aux petits poils qui ornent les cocottes pour vérifier leur acidité. 

Mais laissez-en un peu aux oiseaux, il s’agit d’une source de nutriments pour eux durant l’hiver. Bonne cueillette ! 

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.