Spécial rando : 9 villes qui se marchent vraiment bien

Parce qu’il permet de prendre son temps, d’humer les odeurs, de capter les humeurs et surtout de se déplacer à hauteur humaine, le voyage à pied est l’une des meilleures façons de voir le monde, explique Gary Lawrence. La preuve en 9 exemples.

Kyoto, Japon – Crédit: Gary Lawrence

Cet été, partez à l’aventure dans les archives de L’actualité pour (re)découvrir les grands classiques estivaux du Québec.

Copenhague (Danemark)

Copenhague n’est pas seulement l’archétype de la ville cyclable, elle a aussi été largement piétonnisée au fil des dernières décennies. Aujourd’hui, la capitale danoise compte 100 000 m2 d’espaces pour piétons, dont la Strøget, l’une des plus longues rues piétonnières d’Europe (1,1 km, 250 000 piétons/jour); Nyhavn, d’anciens quais reconvertis et réservés aux piétons;  la ville libre de Christiania, fascinante enclave libertaire et essentiellement pédestre. On propose également des tours guidés gratuits d’une durée de 90 minutes, pour orienter les visiteurs.

Copenhague - Crédit: Gary Lawrence
Copenhague – Photo : Gary Lawrence

Venise (Italie)

Bondée de touristes en haute saison, Venise se parcourt sans jouer du coude le reste de l’année. Après tout, la Sérénissime est fermée à la circulation automobile, et même si elle est sillonnée de canaux, la plupart sont longés par d’agréables trottoirs et passages pour piétons. Par-dessus tout, ses quartiers populaires (comme Cannaregio) sont traversés par une infinité de venelles formant autant de labyrinthes où il fait bon se perdre, avant de tomber sur un cul-de-sac, un palazzo, une placette ou un vieux pont décati.

Budapest (Hongrie)

Non seulement Budapest s’étend-elle joliment de part et d’autre du Danube, mais encore ne souffre-t-elle d’aucun temps mort architectural, ou presque. Arpenter les rues de la capitale hongroise, c’est s’assurer des heures de plaisir visuel — hormis quelques horreurs de l’époque communiste —, qu’on aime le baroque, le bauhaus, le biedermeier, l’Art déco ou l’Art nouveau. En prime, le coût de la vie est très bas, les cafés sont extraordinaires et les bains thermaux, aussi nombreux que bénéfiques.

Budapest - Crédit: Gary Lawrence
Budapest – Photo : Gary Lawrence

Marrakech (Maroc)

La médina (vieille ville) de Marrakech, au Maroc, forme un impénétrable dédale où se succèdent maroquiniers, dinandiers, teinturiers et autres marchands d’épices ou de tapis, dans des souks parmi les plus réputés de la planète. Le soir, la place centrale Jemaa el-Fna se vide de ses amuseurs publics et de ses vendeurs de pacotille pour laisser place à des dizaines de gargotes, dont les grillades enfument les lieux tout en créant une ambiance unique.

Ljubljana (Slovénie)

Étonnamment méconnue, la splendide microcapitale de la Slovénie jouit d’un vaste périmètre fermé à la circulation automobile et d’une admirable succession de façades médiévales, baroques, Renaissance ou signées Joze Plecnik, le « Gaudi des Balkans ». Le centre historique de cette ville de 300 000 âmes est aussi bondé de terrasses et ponctué de fontaines. Un apaisant canal, le Ljubljanica, bordé de saules pleureurs, traverse le centre historique. Celui-ci est dominé par Grajski hrib, une colline chapeautée d’un château, coeur vert de la ville, où il fait bon prendre un bol d’air.

Ljubljana - Crédit: Gary Lawrence
Ljubljana – Photo : Gary Lawrence

Kyoto (Japon)

Pas moins de 2 000 sanctuaires et temples — dont le Kinkaku-ji, recouvert d’or — se bousculent sur les douces collines de l’ancienne capitale impériale du Japon, qui compte aussi son lot de palais et de jardins fleuris. Fondée en 794 et peuplée de 1,5 million d’habitants, la métropole artistique, culturelle et intellectuelle nippone est aussi connue pour ses vieux quartiers piétonniers, comme Higashiyama, et pour sa Promenade du philosophe, une balade méditative sous les cerisiers menant au temple du Pavillon d’argent et son jardin zen. Au sud-est, la succession de milliers de torii (portails traditionnels) du Fushimi Inari-taisha forme un extraordinaire passage piétonnier couvert de 4 km.

Philadelphie (États-Unis)

L’ancienne capitale des États-Unis forme un intéressant assemblage de quartiers, tous dotés d’une personnalité propre. En sa qualité de lieu de naissance du pays (c’est ici qu’a été signée sa Déclaration d’indépendance, en 1776, et qu’on a adopté sa Constitution, en 1787), Philly est surtout jalonnée de témoignages historiques, tous situés dans un périmètre assez restreint et qu’il vaut mieux explorer à pied. Cette année, la ville célèbre aussi les 30 ans de son Mural arts program qui a permis la création de milliers de fresques murales servant aujourd’hui de prétexte à de nombreux itinéraires piétonniers.

Philadelphie - Crédit: Gary Lawrence
Philadelphie – Photo : Gary Lawrence

Carthagène (Colombie)

Avec Quito, en Équateur, La Havane et Trinidad à Cuba, la vieille ville de Carthagène, en Colombie, demeure l’une des villes coloniales espagnoles les plus impressionnantes à parcourir à pied. Fondé en 1533, à la fois sud-américain et caraïbe, l’ancien chef-lieu des conquistadors est traversé par d’innombrables rues en pavés serrés, toutes flanquées de devantures aux pastels multicolores et aux balcons ouvragés, et qui relient entre eux plazas, églises et jardins fleuris, à l’intérieur de hautes murailles.

Carthagène - Crédit: Gary Lawrence
Carthagène – Photo : Gary Lawrence

Jérusalem

Aucune autre ville du globe ne dégage une telle frénésie, une telle ferveur religieuse que Jérusalem. On le sent fort bien en parcourant à pied les quatre quartiers historiques (juif, arménien, chrétien et musulman) de sa vieille ville, et le chemin de croix de la Via Dolorosa. Mais on le réalise tout autant en passant, en quelques minutes de marche, du mur des Lamentations au Saint-Sépulcre, puis à l’esplanade des Mosquées.

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