Sur la route des volcans boliviens

Expédition dans une région aux paysages à couper le souffle.

Il y a deux semaines, j’ai parcouru le sud de l’Altiplano bolivien, une région particulièrement bien pourvue en volcans spectaculaires. En voici sept (ou presque) croisés lors d’une boucle de 900 km en trois jours.

Crédit: Gary Lawrence
(Photo: Gary Lawrence)

Luxsar

Noblement déposé près de l’immense plaine blanche du salar (lac de sel) de Chiguana, cet immense sommet volcanique compte quatre cratères et culmine à 5 504 m d’altitude.

 

Crédit: Ceky/Wikimedia/CC 3.0
(Photo: Ceky/Wikimedia/CC 3.0)

Uturuncu 

Avec son double sommet, l’Uturuncu semble avoir été éventré en son centre par quelque météorite. Semi-actif, il laisse régulièrement s’échapper des fumerolles et il côtoie la route carrossable qui serait la plus élevée du monde – plus que celle du col Khardung La, au Ladakh. Cette route franchit un col de 5 750 m et donne accès à une ancienne mine de soufre; de là, on peut atteindre le sommet de 6 008 m en environ une heure de marche.

 

Crédit: Gary Lawrence
(Photo: Gary Lawrence)

Caquella

Formée de cinq lagunes d’altitude où évoluent trois variétés de flamants roses, la Ruta de las Joyas est aussi jalonnée de spectaculaires volcans, dont le Caquella (5 898 m), qui domine la lagune Cañapa.

 

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(Photo: Gary Lawrence)

Pabellón

Avant d’être intégrée à la Réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa, la lagune Colorada servait de mine de borax, dont les monticules sont encore bien apparents. Selon le degré d’inclinaison du soleil, les eaux de la lagune se parent d’une impressionnante robe rouge, en raison de la présence de micro-organismes. Plusieurs volcans entourent ce lac d’altitude, dont le superbe cône du Pabellón (5 382 m).

 

Crédit: Gary Lawrence
(Photo: Gary Lawrence)

Ollagüe

Au sommet de ce volcan partiellement actif trône la mine à ciel ouvert dont on dit qu’elle est la plus élevée du globe. Située juste en deçà du sommet de 5 865 m, elle force les mineurs à composer avec la raréfaction de l’oxygène et le froid cinglant qu’apportent les vents, mais aussi avec les fumerolles sulfureuses que laisse s’échapper l’Ollagüe.

 

Crédit: Gary Lawrence
(Photo: Gary Lawrence)

Licancabur

À cheval sur la frontière entre le Chili et la Bolivie, cet extraordinaire volcan de 5 960 m domine un lumineux lagon, la laguna Verde, dont l’éclat bleu-vert provient de la présence de riches minéraux en suspension. Au cœur du cratère s’étend un lac où, raconte-t-on, les Incas procédaient à des sacrifices.

 

Crédit: Gary Lawrence
(Photo: Gary Lawrence)

Cerro Rico

Ceci n’est pas un volcan, mais il en a tout l’air. Rongée de l’intérieur pour ses gisements d’argent – les plus riches jamais trouvés sur terre –, cette mine-montagne de 4 700 m est exploitée depuis 1545. Elle a entraîné la naissance d’une ville ravissante, Potosí, ainsi que la richesse de l’Espagne et… le malheur des Amérindiens, qui sont plus de six millions à y avoir péri, tout comme deux millions d’Africains par la suite. Aujourd’hui, 5 000 mineurs y travaillent toujours dans des conditions exécrables: les salaires moyens — environ 20 dollars par jour — y sont cependant les meilleurs de la région, chez les travailleurs manuels.

À savoir

Depuis quelques années, Copa Airlines relie Montréal à Panamá trois fois par semaine, ce qui donne accès à une multitude de destinations en Amérique centrale et du Sud, de Manaus (Brésil) à Quito (Équateur), en passant par Buenos Aires et Carthagène (Colombie). Compte tenu de la faible envergure de l’aéroport de Panamá, les correspondances s’y effectuent efficacement et rapidement, et ce, sans avoir à dédouaner les bagages, contrairement à ce qui se fait souvent aux États-Unis. En Bolivie, seule Santa Cruz est desservie par Copa, mais puisque la ville n’est située qu’à 416 m d’altitude, cela permet d’éviter de subir le mal de l’altitude, contrairement à La Paz, dont l’aéroport est situé à 4 000 m.

Entre autres voyagistes montréalais, Uniktour propose d’excellents circuits et des voyages sur mesure, en Bolivie et dans 119 autres pays, en collaboration avec des voyagistes réceptifs locaux qui disposent de très bons guides, souvent francophones.

À lire avant ou pendant un séjour au pays d’Evo Morales: le Lonely Planet Bolivie (en français, 2015), bourré d’infos pertinentes (mais qui souffre de quelques erreurs); le Guide du Routard Pérou, Bolivie 2016/17, un peu moins complet que le précédent, à tout le moins pour le sud de l’Altiplano.

À voir pour réaliser à quel point le travail dans la mine de Potosi peut être ardu: La mine du diable, documentaire de France 5 réalisé en 2011.

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2 commentaires
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j’ai également fait ce périple et je n’ai rien vu d’aussi beau et vos photos sont extraordinaires.
puis-je profiter de vos photos pour enrichir mon album de voyage ?