Une appli pour évaluer les risques d’écrasement de votre avion

Mise au point par un Britannique, Am I Going Down ? évalue la probabilité que l’avion à bord duquel vous prenez place s’écrase. Mais l’application a ses limites, explique Gary Lawrence.

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Photo : Getty Images

Vous ne vous êtes pas encore remis des images terrifiantes de l’écrasement de l’avion de TransAsia, à Taïwan ? C’est normal, a fortiori dans la foulée de tous ces drames aériens qui ont tristement pimenté l’actualité de 2014.
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Pourtant — et pour reprendre un exemple cité ad nauseam —, vous risquez toujours plus de mourir dans un accident d’automobile que dans un écrasement d’avion, statistiquement parlant. À titre d’exemple, on a recensé à peine 213 morts sur plus de 3 milliards de passagers, en 2013…

C’est pour rappeler cette réalité aux passagers aériens timorés et les rassurer sur leurs «chances de survie» que Nic Johns, un concepteur britannique, a créé l’application Am I Going Down ?, rapporte Quartz.

En compilant certaines données relatives à votre vol — le type d’appareil, le nom de la compagnie aérienne, l’aéroport de départ et celui d’arrivée —, l’algorithme de cette appli évalue la probabilité que l’avion à bord duquel vous prenez place s’écrase.

Évidemment, vu le peu de données qui entrent en jeu et le peu de chances qu’un avion s’écrase dans l’absolu, cette appli a ses limites. Ainsi, selon elle, un Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Beijing a une chance sur un million de s’écraser — une statistique probablement influencée par la disparition en mer du vol MH370, en mars dernier —, alors qu’un vol «normal» a une chance sur quatre, cinq ou dix millions de subir pareil drame.

Comme le souligne Quartz, cette appli ne peut pas plus, en aucun cas, tenir compte de la principale cause d’accidents aériens, à savoir les erreurs humaines (près de la moitié des cas). Elle s’avère aussi bien peu utile pour ce qui est des tribulations météorologiques et des ennuis mécaniques, sans compter les situations exceptionnelles, comme recevoir un missile en pleine poire… en plein vol.

Bref, noble intention que de vouloir rassurer les passagers, mais puisque la source de leur crainte est davantage reliée à des raisons personnelles qu’aux statistiques, mieux vaut s’en remettre à d’autres solutions — comme des thérapies pour vaincre la peur de l’avion, conclut Quartz.

Merci à l’estimé Jean-Frédéric Légaré-Tremblay pour son inestimable tuyau.

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À propos de Gary Lawrence

Journaliste indépendant, Gary Lawrence a foulé le sol des sept continents de la planète et de plus de 90 pays. Ex-rédacteur en chef d’un magazine spécialisé en tourisme, il a aussi été rédacteur en chef francophone d’un service de presse touristique et a signé à ce jour des centaines d’articles portant sur les voyages, dont bon nombre dans L’actualité. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter : @LawrenceGary.