Une bible du voyage à méditer

La première est québécoise et a parcouru 100 000 km sur le pouce; le second est français, féru de voyage alternatif et notamment co-auteur des Ateliers du grand voyageur; le troisième, également français, est parti en vadrouille dans son plus simple appareil et sans un rond, pour la série documentaire Nus et culottés, diffusée sur France 5 (voir la vidéo ci-bas).

À eux trois, Anick-Marie Bouchard, Guillaume Charroin et Nans Thomassey ont colligé leurs meilleurs trucs de baroudeurs tels que cueillis sur le macadam, et ils en ont fait un livre: la Bible du grand voyageur, fraîchement publiée chez Lonely Planet.

Véritable mode d’emploi du voyage avec un grand V, foisonnante check-list de ce qu’il faut avoir et savoir pour partir avec un grand P, ce guide recense une foule « d’astuces indispensables pour voyager mieux avec moins », que ce soit à pied, à vélo, en train ou dans la boîte arrière d’un pick-up.

En un mot comme en cent, il passe en revue à peu près tout ce qu’il est possible de prévoir dans l’organisation des voyages où domine l’imprévu – sauf si on part en famille -, question d’entamer la genèse des départs sans que ceux-ci ne virent à l’apocalypse. Le tout, sans coût férir.

Entre autres choses, la Bible du grand voyageur traite de plusieurs techniques inusitées à utiliser en pérégrinant : bateau-stop, avion-stop et camping urbain; cuisine sauvage (comment se débrouiller en nature sans finir ses jours comme dans Into the Wild); glanage urbain (l’art de récupérer la bouffe des marchands avant qu’ils ne la jettent) ou hébergement spontané (comment se faire inviter à dormir à l’oeil).

On y aborde également l’achat d’un sac à dos et de ce qu’il devrait inclure (les tableaux sont presque trop détaillés!) jusqu’aux bêtes formalités administratives, en passant par la planification du budget, les trucs pour se trouver du boulot à l’étranger ou rentabiliser son voyage, mais aussi d’intéressants chapitres sur la compensation carbone, le voyage au féminin, les bénéfices des huiles essentielles en voyage et les communications interculturelles, ou comment composer avec les réalités des ailleurs suivant diverses situations.

Si, parfois, les conseils paraissent un tant soit peu figés dans l’abstrait, l’ouvrage est ponctué de témoignages décrivant moult expériences et situations vécues, testées et approuvées par les auteurs, ce qui permet au lecteur de bien les ancrer dans le réel… tout en lui confirmant que tout ce qu’il a lu est bel et bien possible.

Au surplus, en ces temps de surconsommation touristique et de tourisme de masse extrême, il appelle à des formes de voyage alternatif, plus écolosensibles, plus responsables, plus équitables.

Bref, parcourir la Bible du grand voyageur est des plus rassurants pour quiconque n’a jamais largué les voiles vers l’inconnu, tout en demeurant un ouvrage de référence fort instructif pour le voyageur, aguerri ou pas.

Ah! Surtout, ne pas oublier de lire le chapitre Préparation au retour, lorsque vous rentrerez de votre tour du monde en cargo-stop…

La Bible du grand voyageur sera disponible au Québec au début du mois d’octobre.

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Pour me suivre sur Twitter, prière de pérégriner jusqu’ici.

 

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3 commentaires
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100,000 km c’est 20 fois Montréal-Vancouver! Ca me semble beaucoup! Et pour avoir fait Montréal-Vancouver aller-retour l’été de mes 18 ans, je sais que c’est toute une trotte pour pouces,

Quel âge a-t-elle? Et combien de pays a-t-elle faits?

Je ne connais pas son âge, mais c’est ce qu’elle dit. En fait, j’ai même arrondi à la baisse, car elle a calculé avoir parcouru 110 000 km sur le pouce, au fil de ses nombreux voyages. Pour en savoir plus sur elle, consultez son blogue (le lien est dans le billet).

GL

Rod: J’ai 31 ans.

J’ai commencé le pouce régulièrement en 2004, après quelques trajets anecdotiques étant plus jeune. L’estimé de 110,000 fourni à Gary est lui-même arrondi à la baisse car je n’ai pas noté tous mes trajets, je suis retournée dans mes archives et je n’ai comptabilisé que ceux dont je suis certaine. C’est environ 13,000 par an. J’en fais moins depuis 2010 en km/an car j’ai vécu 10 mois à Iqaluit en 2010-2011 (pas de routes!) et j’ai travaillé sur un guide cette année (9000 km en voiture cette fois). Je demeure cependant autour des 10,000 km annuels.

Jusqu’à ce jour, j’ai vécu/visité/traversé 21 pays.