Une télé-réalité pour devenir locavore

Être locavore, c’est manger des aliments produits localement. Le plus possible en tout cas. Je lis dans le quotidien Le Monde que la chaîne française France 5 met en onde, à partir de jeudi, une série de six émissions d’une télé-réalité dont les concurrents devront se comporter en locavores intégraux.

Dans « 200 km à la ronde », cinq familles du sud-ouest de la France relèvent le défi de ne pas consommer une miette d’un aliment qui aurait, en tout ou en partie, franchi plus que cette distance. C’est radical. « Adieu sel, poivre, sucre, chocolat, café, thé, moutarde de Dijon, beurre et lait de Normandie, jus d’orange de Floride, sodas en tout genre », rapporte la journaliste du Monde. Pour ces familles, même manger du pain de la boulangerie locale est impossible : la farine vient bien de la région, mais le sel provient, lui, de Marseille.

Une fois le choc passé, les concurrents vont apprendre à découvrir les produits des environs. Et nouer des liens avec leurs producteurs. Ils vont aussi réduire leur consommation indirecte de combustibles fossiles, puisque le contenu de leur panier d’épicerie n’aura pas fait le tour du monde avant d’arriver sur leurs tables.

À la fin du compte, les familles  – et peut-être les téléspectateurs –  auront appris à privilégier les produits de proximité. Et seront un peu plus locavores qu’avant.

Le concept de « 200 km à la ronde », souligne Le Monde, est emprunté à l’émission canadienne « 100 MileChallenge ». À quand une version québécoise, si tant est qu’il soit possible d’être totalement locavore ici ?

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