Vaincre la peur en avion

Ces derniers temps, l’actualité n’est pas de nature à nous inciter à prendre l’avion : crash en Inde le week-end dernier, catastrophe aérienne en Libye 10 jours plus tôt, autre crash en Russie, en avril… Sans compter la tragédie du vol Rio-Paris, il y a près d’un an, dont on ne connaît toujours pas l’origine. Hier encore, un appareil de United Airlines atterrissait d’urgence à Montréal, après avoir traversé une forte zone de turbulence.

Peu importe ce que nous rapporte l’actualité, un certain pourcentage de la population craint toujours de prendre l’avion, que leur inconfort se traduise par un simple malaise ou par la pire des phobies. Pour la plupart de ceux-ci, le problème est simple à régler : il suffit de ne pas prendre l’avion. Mais pour ceux qui doivent voyager par affaires ou qui désirent à tout prix voir le vaste monde, le problème reste entier. Selon l’ampleur de leur crainte, plusieurs options se présentent à eux.

Premièrement, on ne le répètera jamais assez, mais l’avion demeure l’un des moyens de transport les plus sûrs qui soient, et on a infiniment plus de chances de mourir au volant d’une voiture que lors d’un écrasement, statistiquement. Pour s’en convaincre, on n’a qu’à comparer le nombre d’accidents d’avions par année (quelques dizaines, toutes tailles confondues) avec le nombre de vols (plus de 30 millions) et de passagers (2 milliards) annuels.

Pour se rassurer davantage, on peut encore parcourir la Grande Toile, comme le site Peuravion.com, qui analyse les sources de la peur avant de donner plusieurs trucs pour l’enrayer, ou Matador Network, qui y va de ses propres conseils. Cette vidéo (en anglais), rigolote et plutôt bien faite, suggère également des moyens simples pour ne pas paniquer dans les airs, comme s’asseoir près des ailes, emporter avec soi livres et distractions ou discuter avec son voisin de siège. Depuis l’an dernier, les utilisateurs du iPhone peuvent pour leur part télécharger une application conçue pour les aider à apprécier leur vol.

Enfin, pour les cas extrêmes, il existe des ateliers qui visent à enrayer la peur de l’avion. Au Québec, DePlour propose ainsi des consultations privées (100 $/h) ainsi que des séminaires de 2 jours avec vol de familiarisation (795 $), à la fin du programme. De son côté, le Groupe Confor organise des ateliers (595 $) avec nul autre que le commandant Robert Piché, comme conférencier-vedette. Mais puisque la sortie du film sur le célèbre pilote est imminente, celui-ci ne reprendra la route qu’en septembre. En attendant, voici un avant-goût de ses présentations sur un sujet d’actualité : les turbulences.

Peur en avion-la turbulence from Confor.ca on Vimeo.

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5 commentaires
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C’est la peur de mourir,qui est profonde en soi et qui se manifeste.C’est l’une des plus grande peur que l’humain à faire face dans sa vie.Et pour y faire face ,il faut accepter que l’on va mourir un jour,personne n’est éternel.L’accepter c,est s’en libérer.Le beau côté de la chose,c’est qu’on ne sait pas quand et c’est heureux.

C,est évident que les avions vieillissent mal , s’usent et tombent de plus en plus en panne.
Et que dire du personnel de plus en plus intolérant dressé à avoir peur de chaque client
Dans le passé prendre l’avion était un luxe agréable mais cela est devenu comparable à se présenter chez le dentiste

Je voyage pasablement (je vous écris d’Amérique du Sud) et je constate qu’il n’y a presque plus personne qui a une réelle crainte de prendre l’avion si ce n’est qu’un certain inconfort. Souvent les stores sont baissés et il y a des films soit sur les écrans principaux, soit sur le dossier des sièges. Les turbulences sérieuses sont relativement rares et on embarque dans l’avion sans même avoir l’impression d’embarquer… à cause des passerelles d’accès.

Par contre, le plus grand inconvénient c’est l’hystérie de la sécurité, les fouilles et le harcèlement des postes de sécurité, surtout au Canada. Cette atmosphère à elle seule peut facilement stresser des voyageurs peu habitués et ajoute à leur crainte vis-à-vis de l’avion – crainte d’ailleurs sans fondement, comme vous le dites.

Les vrais problèmes en vol ce sont d’abord l’inconfort causé par l’exigüité des sièges et pas de place pour étendre les jambes, le manque d’exercice qui fait qu’on ankylose vite si on ne bouge pas et la faim, si on a pas apporté un peu de nourriture à bord. Les agents de bord sont, la plupart du temps, gentils et ils cherchent à aider les passagers mais ils sont aussi très occupés car dans un vol avec plus de 200 passagers, on ne voit souvent que 3 ou 4 agents de bord… Ces facteurs sont plus susceptibles d’éloigner les voyageurs de prendre l’avion que la peur.

Je crois pour ma part qu’il faut utiliser plusieurs ressources parallèlement, la peur n’étant pas qu’une simple notion rationnelle. Le subconscient est un centre de contrôle puissant qu’il est possible de rééduquer en ajoutant d’autres croyances pour contrebalancer la peur, peu importe son origine. Certes la peur de mourir est toujours présente et davantage à certaines heures, mais on peut la repousser en arrière-plan. Je crois que l’approche de l’hypnose n’est pas à laisser sous silence.
J’ai également travaillé en aviation et je crois que le vieillissement des avions est un paramètre qui est à écarter. Sachant combien de véhicules routiers sont mal entretenus, la comparaison ne tient pas … la route.

Moi j’ai réglé en une fin de semaine cette peur de l’avion, je pensais comme les autres que l’hypnose ou les médicaments pouvait m’aider. Mais ce sont des thérapeute qui m’ont complètement réglé le problème pour toujours. Dans l’atelier du groupe confor.tv du Commandant Piché et du thérapeute George Wright y pas personne qui avait peur pour les mêmes raison et chaque problème s’est réglé différemment.