Voyage : 4 destinations de rêve pour 2023

Maintenant que les voyages ont repris de plus belle, on peut planifier un périple (presque) partout où bon nous semble. Voici quatre destinations où notre collaborateur a séjourné et d’où il est rentré totalement ravi.

Madère au Portugal. (Photo : Gary Lawrence)

Madère, Portugal

Postée à 600 km au large du Maroc, Madère s’explore d’abord par ses routes, bellissimes et souvent panoramiques, qui sillonnent la quasi-totalité de cette île portugaise tout en hauteurs, en verdure et en splendeurs.

Mais elle se découvre encore mieux à la force du mollet, avec ses dizaines de sentiers pour tous les goûts et tous les calibres. Celui qui relie entre eux les picos, points culminants de l’île, est absolument grandiose, et les chemins pédestres ultrafaciles qui longent les levadas, ces jolis canaux irriguant les cultures en terrasses, traversent de fantasmagoriques forêts de lauriers centenaires.

Photo : Gary Lawrence

Bercée par un climat doux et tempéré à l’année, « l’île de l’éternel printemps » compte aussi de surprenantes piscines naturelles de basalte — à défaut d’avoir de belles plages —, mais également plusieurs villages pittoresques, comme São Vicente et sa grosse langue de lave durcie, Câmara de Lobos et ses barques colorées, ou Ponta do Sol, qui se donne des airs de Côte d’Azur.

Quant à Funchal, la mignonne capitale, elle vaut le détour pour ses avenues suaves, ses façades couvertes d’azulejos et son Jardim Botânico, où on comprend pourquoi on surnomme aussi Madère « l’île aux fleurs ».

Pratico-pratique

Terres d’aventure propose divers séjours à Madère, dont neuf treks et randonnées en circuit accompagné ainsi que six voyages en liberté avec carnet de bord, itinéraire préétabli et nuitées réservées.

TAP Air Portugal relie Montréal à Funchal toute l’année via Lisbonne, où on peut faire escale quelques jours sans supplément.

Info : visitmadeira.pt

Nosara, Costa Rica

Au cœur d’une région (le Guanacaste) où la machine touristique est bien (voire trop) huilée, certains lieux ont su préserver (en partie) leur âme. C’est le cas de Nosara, dans la péninsule de Nicoya.

Située au bout de quelques kilomètres de routes cahoteuses qui tiennent le tourisme de masse à bonne distance, Nosara est aussi bénie par la présence d’une réserve naturelle voisine (l’Ostional Wildlife Refuge) créée pour protéger les tortues de mer. Elle n’a ainsi jamais connu de développement outrancier ou les hôtels plantés sur la plage, et c’est tant mieux : la Playa Guiones s’y étire dans toute sa superbe sur sept kilomètres, léchée par des rouleaux assez gonflés pour attirer quantité de surfeurs. Ceux-ci amènent une atmosphère détendue à Guiones, le hameau de Nosara où ils ont leurs habitudes et où de nombreuses écoles de surf ont pignon sur plage.

Photo : Gary Lawrence

La joliesse de la nature et la quiétude de l’endroit expliquent aussi l’ouverture, il y a plus de 25 ans, d’un premier centre de yoga à Nosara, devenu depuis un haut lieu du genre. Cela ajoute une touche de sérénité à cette localité, également courue par les vacanciers en quête de calme, de farniente balnéaire… ou de couchers de soleil à se faire damner.

Pratico-pratique

Durant l’hiver, Air Transat dessert l’aéroport de Liberia (deux heures de route, en partie sur terre battue) en vol direct depuis le Québec ; toute l’année, on peut emprunter un vol de COPA (via le Panama), d’Aeromexico (via Mexico) ou d’un transporteur états-unien.

Sur place, ce ne sont pas les options d’hébergement tout confort qui manquent : hôtels (comme le joli et écoresponsable Harmony Hotel), auberges, locations sur Airbnb… Un luxueux domaine hôtelier, Become Nosara, est aussi en cours d’aménagement.

Info : nosara.com

Namibie, Afrique australe

Certaines des plus éblouissantes dunes de la planète, le désert le plus ancien du globe (celui du Namib), un littoral spectaculaire jonché d’épaves (la Skeleton Coast) et des décors naturels aussi percutants que photogéniques : voilà autant d’attributs qui caractérisent ce pays, aussi émouvant du haut des airs que les deux pieds dans le sable.

La vallée grandiose qui mène de Sesriem à Sossusvlei est ainsi ponctuée de dunes immenses, dont la Big Daddy (325 m), au pied de laquelle la cuvette argileuse de Deadvlei forme un cadre unique au monde, avec ses acacias de 900 ans noircis par le soleil.

Photo : Gary Lawrence

Voisine de l’Angola, du Botswana et de l’Afrique du Sud, la Namibie est également peuplée d’ethnies dont le mode de vie semble figé dans le temps. Les femmes himbas couvrent toujours leur corps et leurs cheveux d’un enduit d’argile, et on peut les rencontrer en tout respect et déférence, par petits groupes.

Le pays compte aussi plusieurs splendides parcs nationaux et réserves naturelles où les occasions de croiser lions, guépards, éléphants, rhinocéros et oryx ne manquent pas, par exemple lors d’un safari-photo au parc national d’Etosha ou dans la réserve Ongava, à moins de préférer voir les flamants roses batifoler dans les salines de Walvis Bay.

Ancienne colonie allemande, la Namibie garde enfin quelques surprenantes traces coloniales à Windhoek, la capitale, et surtout à Swakopmund, dont les façades germaniques détonnent avec les fabuleux grands vides de ce pays essentiellement aride, qui crée une impression bien réelle de bout du monde.

Pratico-pratique

La Namibie est l’un des pays les plus politiquement stables d’Afrique. Voyageurs du Monde organise des séjours responsables sur mesure, en autoconduite ou avec avions-taxis. L’hébergement se fait dans des endroits époustouflants comme le Kulala Desert Lodge, devant les dunes ; le Serra Cafema, aux abords du fleuve Kunene ; le Hoanib Skeleton Coast Camp, en plein désert ; et l’Andersson’s at Ongava, près du parc national d’Etosha dans la réserve du même nom.

KLM relie Montréal à Windhoek avec escale à Amsterdam, tandis que Lufthansa fait de même via Francfort. Comptez de 17 à 19 heures de vol.

Info : namibiatourism.com.na

Ouzbékistan, Asie centrale

Encore difficilement accessible il y a quelques années à peine, cet inoubliable pays d’Asie centrale incarne plus que tout autre la route de la soie, ce réseau de routes commerciales qui a relié pendant plus de 1 000 ans l’Orient et l’Occident.

Les témoignages culturels de cette époque sont toujours bien visibles, que ce soit à Khiva, incroyable ville-forteresse de torchis en plein désert, ou à Boukhara, cinquième ville sainte de l’Islam. Rasée par Genghis Khan, mais reconstruite avec d’opulents monuments — mosquées, madrasas et mausolées —, elle est ponctuée d’anciens caravansérails reconvertis en hôtels ou en bazars ; l’artisanat de l’Ouzbékistan est d’ailleurs admirable.

Photo : Gary Lawrence

Pays de steppes, de montagnes glabres et de déserts rocailleux, contrée située au confluent de grandes puissances et civilisations — perse, indienne, turque, mongole, chinoise… —, l’Ouzbékistan est aussi teinté de stalinisme, dont il s’est affranchi du joug mieux que toutes les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale.

L’étoile du firmament ouzbek demeure Samarcande (aussi appelée Samarkand), ville mythique embellie par Tamerlan, conquérant sanguinaire néanmoins porté sur les arts. Fantasme des voyageurs et des écrivains depuis des lustres, cette ville fondée il y a 2 800 ans regorge de chefs-d’œuvre architecturaux étourdissants de beauté (le Registan, la mosquée Bibi Khanoum, l’allée des mausolées, le Gour-e-Amir (aussi appelé Gur-e Mir) qui figurent au faîte de la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Mais le joyau universel de l’Ouzbékistan, ce sont ses habitants d’une extrême gentillesse : rares sont les journées où on ne se fait pas aborder par un Ouzbek curieux d’en savoir plus sur l’étranger, ou heureux de l’accueillir en sa contrée encore relativement méconnue. Bref, l’Ouzbékistan, c’est aussi un peu le pays dont le voyageur est le héros…

Pratico-pratique

Les Routes du Monde propose des séjours sur mesure et un riche circuit de deux semaines en Ouzbékistan, avec (excellent) guide francophone et nuitées à l’hôtel, sous la yourte ou chez l’habitant.

Turkish Airlines relie Montréal à Tachkent avec escale à Istanbul, où la compagnie aérienne offre gratuitement une visite guidée de la ville. Pour les longues escales, on a même droit à une nuit d’hébergement gratuite grâce au programme Stopover.

Info : uzbekistan.travel

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En effet, ce sont des destinations très intéressantes. Je connais beaucoup la Costa Rica, une destination low cost. La meilleure période pour y aller est durant les vacances d’hiver, soit de décembre à avril. je raffole des Chicharrónes, des côtelettes de porc frit accompagnées de manioc et d’une salade. Je passe beaucoup de temps sur internet avant de partir, dans le but de faire des économies sur mes réservations, voici des astuces et trucs utiles pour des voyages pas cher : https://mes-bons.com/comment-voyager-moins-cher/

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