Voyage au coeur du monde circassien de demain

Jusqu’à dimanche prochain, la ToHu présente le Festival mondial du cirque de demain, une excellente et très éclectique succession de numéros exécutés par des artistes venus du monde entier.

Crédit: www.tohu.ca

Bien plus qu’un spectacle de cirque, cette édition du Festival – qui en est à sa troisième visite à Montréal – regroupe une sélection de prestations parmi les meilleures à avoir été présentées au fil des ans, depuis ses débuts en 1977.

Chaque année, 400 candidatures provenant de partout sur la planète cirque sont étudiées par les responsables du Festival, qui n’en retiennent qu’une vingtaine. Les heureux élus, tous âgés de 25 ans et moins, se produisent ensuite à Paris dans le cadre de ce que certains considèrent comme les Jeux Olympiques du cirque. Et tous les artistes présents cette semaine à Montréal figurent parmi les lauréats des années passées.

Crédit: www.tohu.ca

Animé par Calixte de Nigremont, un maître de cérémonie qui excelle dans l’art de mouliner les paroles improvisées, le Festival présenté à la ToHu rassemble, encore une fois cette année, une impressionnante brochette d’artistes.

Ainsi, du haut de ses deux mètres et des poussières, Chris dispose d’Iris, sa « courte partenaire », comme s’il s’agissait d’un enfant, tant il excelle dans un étonnant numéro de main à main.

De son côté, la « jeune » ballerine Camélia, 72 ans de chiffon révolus, réussit à réaliser des pointes époustouflantes dans des verres de cristal disposés de façon de plus en plus périlleuse, sur un piano droit.

Robert et Abillahi, deux incroyables contorsionnistes tanzaniens vêtus de costumes fauves, créent l’illusion d’étranges bestioles grouillantes et semblent aussi souples et flexibles que des tiges de caoutchouc.

Crédit: www.tohu.ca

Pour sa part, le longiligne jongleur Morgan offre une prestation si épatante qu’il réussit à semer le doute lorsqu’il rate (mais le fait-il vraiment?) certaines parties de son numéro, alors que le trio de clowns contemporains Starbugs réussit à nous faire avaler une énième version de Gangnam Style sans laisser d’arrière-goût en bouche.

Mais pour plusieurs, le clou du spectacle demeure l’un des premiers numéros: celui de Ba Jianguo, un Chinois autodidacte qui manie la toupie (sorte de diabolo) avec une adresse et une précision déconcertantes.

Originale, théâtrale, conviviale, l’édition montréalaise du Festival mondial du cirque de demain vaut assurément le détour, qu’on soit jeune ou pas: la semaine dernière, tout au long de la représentation en deux parties, mes deux rejetons – 4 et 8 ans -, n’ont pas bronché, tout éblouis qu’ils étaient… avant d’éclater en sanglots lorsqu’ils ont su que le spectacle était terminé.

Le Festival a lieu tous les jours jusqu’au 3 mars, en soirée et parfois en après-midi (ce week-end).

Pour me voir jongler avec les tweets, c’est par ici.

 

 

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