Voyager… dans le tapis

Un compte Instagram est devenu viral en présentant… des photos de moquettes d’hôtels, partout dans le monde.

Photo: montage tiré du compte @myhotelcarpet

Lorsqu’ils sont à l’étranger, la plupart des voyageurs photographient le lit, la piscine, la salle à manger ou le hall d’entrée de leur hôtel.

Bill Young, lui, prend des clichés… de la moquette des établissements où il passe la nuit, lors des nombreux déplacements que lui impose son emploi de pilote d’avion privé. Et on s’arrache virtuellement les photos qu’il publie sur @myhotelcarpet, sur Instagram.

Image tirée de @myhotelcarpet. (Photo : Bill Young)

Même s’ils sont à des lieues de la finesse des motifs des tapis turcs, indiens, persans ou afghans, les designs croqués par Bill Young sont alternativement gracieux, intrigants, inventifs, kitsch à mourir, hideux ou tarabiscotés, c’est selon. Mais ils sont rarement inintéressants, comme cette création à la Dark Side of the Moon ou ce design qui laisse supposer qu’« un corps poignardé s’est fait traîner dans le corridor », dit l’auteur de @myhotelcarpet.

Image tirée de @myhotelcarpet. (Photo : Bill Young)

Tout aussi intéressante est l’histoire de ce compte Instagram : pendant deux ans, il n’était suivi que par une poignée d’amateurs — pas même 100 personnes, surtout des proches de Bill Young. Mais il y a deux mois, sa fille, étudiante à l’université, a lancé un appel à tous sur Twitter pour inciter les gens à reluquer les trouvailles de son père. Aujourd’hui, @myhotelcarpet compte 629 000 abonnés (au moment d’écrire ce billet).

Image tirée de @myhotelcarpet. (Photo : Bill Young)

Cela dit, pourquoi diable autant d’établissements hôteliers se donnent-ils la peine de recouvrir leurs planchers de moquettes aux teintes aussi variées, complexes et délurées ? « Peut-être pour masquer plus aisément la saleté dans des aires très fréquentées des hôtels », avance l’auteur de @myhotelcarpet.

Image tirée de @myhotelcarpet. (Photo : Bill Young)

Détail amusant : Bill Young s’adonne également à la photo tous azimuts, lorsqu’il voyage, et il publie ses clichés sur son autre compte Instagram… qui n’a pas encore atteint 5 400 abonnés. Peut-être que le marchand de tapis virtuels aidera le photographe voyageur à se faire connaître ?

Les commentaires sont fermés.