Voyager en Syrie, c’est toujours possible

Quel est le dernier endroit sur Terre où le commun des voyageurs d’agrément songerait à aller se balader, par les temps qui courent? La Syrie, bien sûr.

Pourtant, pas plus tard que le 25 août dernier, le ministère syrien du tourisme disait toujours travailler ferme pour faire de la Syrie « une destination internationale digne de ce nom ».

Vingt-quatre heures après le massacre aux gaz chimiques, Assad lui-même approuvait un amendement encourageant l’industrie du tourisme, tout en soulignant l’importance de la protection du consommateur…

Et même si le site officiel du tourisme syrien est aujourd’hui inactif, on continuait d’y exhorter les touristes à venir profiter des attraits du pays, la semaine dernière, assure Motherboard.

Déni de la réalité, totale inconscience ou volonté de faire comme si de rien n’était pour créer une apparence de normalité?

Si on se fie à ce qu’on voit sur la page Facebook du ministère syrien du tourisme, créée l’an dernier en pleine tourmente, on peut aussi songer à de la propagande, voire de l’ironie ou de l’humour noir: la première image qui apparaît est celle du cimetière de guerre du Commonwealth de Damas; la troisième, celle d’un appareil de combat états-unien abattu et exhibé comme une pièce muséale.

En janvier 2011, l’industrie du tourisme allait croissant, en Syrie, avec 8,5 millions de visiteurs l’année précédente et une augmentation de 40 % des visiteurs de 2009 à 2010, malgré l’embargo des États-Unis.

Trois mois plus tard, tout tombait. Aujourd’hui, les « nouveaux touristes » de Damas sont formés de familles qui n’ont d’autre choix que de louer une chambre dans un hôtel miteux, après avoir tout perdu à Homs, Harasta ou ailleurs, dans l’une des nombreuses zones de conflit qui gangrènent encore et toujours le pays…

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