Articles par Chantal Hébert

Chantal Hébert

En 10 ans, le chef conservateur a fait le vide autour de lui, à droite comme à gauche.

Une bataille fédérale inédite se dérou­lera au Québec cet automne. Chantal Hébert présente cinq circonscriptions où les luttes seront à l’image des enjeux stratégiques de cette élection.

Si la tendance se maintient, l’électorat canadien pourrait ne donner à aucun parti un mandat clair de gouvernement l’automne prochain. Ce serait le jeu des alliances qui départagerait le gagnant des perdants.

De quoi rêve exactement Stephen Harper à l’aube de sa cinquième campagne électorale comme chef conservateur fédéral ?

Duffy ? Et après ?

24 avril 2015

Dans le procès qui oppose le sénateur déchu Mike Duffy à la justice, il n’y a pas de verdict gagnant pour les conservateurs de Stephen Harper.

N’en déplaise à Pierre Karl Péladeau, le projet d’indépendance du Québec est mis davantage en péril par les jeunes que par les immigrants.

Depuis trois décennies, la droite religieuse n’a guère remporté de victoires durables au Canada. Une surprise est-elle à prévoir dans la course à la direction du Parti conservateur provincial en Ontario ?

Dans le débat qui fait rage au sujet de la lutte contre le terrorisme au Canada, chacun des trois partis qui pourraient former le prochain gouvernement fédéral a choisi une position à son image.

Quand la caricaturiste de l’Ottawa Sun, Sue Dewar, a dessiné un castor qui rongeait à belles dents la jambe artificielle de Lucien Bouchard, en 1995, elle a reçu des centaines de menaces de mort.

Prévu pour le 19 octobre, attendu par certains dès le printemps, mais inévitable d’ici la fin de l’année, le scrutin fédéral sera le grand rendez-vous politique de 2015.

S’il ne fallait retenir qu’une seule tendance lourde en politique canadienne, ce serait celle du retour en force de la marque de commerce libérale, dit Chantal Hébert.

Il y avait beaucoup d’inconnues à la clé de l’équation politique qui a récemment amené le chef libéral, Justin Trudeau, à suspendre deux députés — le Montréalais Massimo Pacetti et le Terre-Neuvien Scott Andrews —, parce qu’ils étaient soupçonnés de fautes graves à l’égard de deux collègues néo-démocrates.

L’après-22 octobre

8 novembre 2014

La date du 22 octobre 2014 — jour de la fusillade qui a ébranlé la colline du Parlement fédéral — est-elle appelée à passer à l’histoire comme le 11 septembre 2001 du Canada ?

L’ex-députée néo-démocrate ne sera pas celle qui réussira à barrer la route à Doug Ford à la mairie de Toronto.

Si Stephen Harper remportait son pari de faire élire un autre gouvernement majoritaire, les plus ambitieux de ses députés commenceraient la veillée funèbre de son leadership dès le lendemain du vote.

Dans le champ de ruines – pour reprendre l’expression de Jacques Parizeau – dans lequel se trouve le mouvement souverainiste québécois, les indépendantistes écossais ont planté un chêne.

Aujourd’hui, l’idée que le Bloc n’a plus de raison d’être est à peine moins répandue dans les officines souverainistes qu’au sein de l’électorat.

La tenue presque simultanée d’élections au Québec et en Ontario a illustré le gouffre entre leurs électorats et la culture politique du gouvernement fédéral de Stephen Harper.

Dans ses temps libres, qui sont nombreux étant donné la modestie de ses responsabilités de ministre d’État à la Petite Entreprise, Maxime Bernier se plaît parfois à jouer l’électron libre.

Depuis 1993, la langue de bois est devenue encore plus courante en politique, et peu de partis au Canada en ont abusé davantage que le PQ quand il a été question de la réalisation de son option, dit Chantal Hébert.

L’effet Flaherty

9 mai 2014

Il aura fallu des funérailles pour mettre fin à la longue lune de miel de Justin Trudeau.

Le Parti québécois n’a jamais vraiment fait son deuil de la défaite serrée du référendum de 1995. Depuis 20 ans, ses ténors en sont restés à la première phase, celle du déni, dit Chantal Hébert.

Philippe Couillard dispose de temps pour voir venir et passer à travers les intempéries qui l’attendent au tournant de l’UPAC et de la commission Charbonneau, mais sa lune de miel risque d’être courte.

Si le PLQ devait manquer le rendez-vous d’un gouvernement majoritaire, son retour aux affaires pourrait être mouvementé et, éventuellement, de courte durée.