Articles par Chantal Hébert

Chantal Hébert

Depuis 1993, la langue de bois est devenue encore plus courante en politique, et peu de partis au Canada en ont abusé davantage que le PQ quand il a été question de la réalisation de son option, dit Chantal Hébert.

L’effet Flaherty

9 mai 2014

Il aura fallu des funérailles pour mettre fin à la longue lune de miel de Justin Trudeau.

Le Parti québécois n’a jamais vraiment fait son deuil de la défaite serrée du référendum de 1995. Depuis 20 ans, ses ténors en sont restés à la première phase, celle du déni, dit Chantal Hébert.

Philippe Couillard dispose de temps pour voir venir et passer à travers les intempéries qui l’attendent au tournant de l’UPAC et de la commission Charbonneau, mais sa lune de miel risque d’être courte.

Si le PLQ devait manquer le rendez-vous d’un gouvernement majoritaire, son retour aux affaires pourrait être mouvementé et, éventuellement, de courte durée.

La douche froide

4 avril 2014

Deux décennies après le dernier référendum, une majorité de Québécois — dont une frange importante d’électeurs qui ont voté oui en 1995 — résistent farouchement à l’idée de reprendre le débat sur l’avenir politique du Québec.

Depuis un mois, les stratèges du PQ ont travaillé fort pour les autres partis. Un peu plus et on croirait que les conseillers de Philippe Couillard ont élaboré le plan de match de Pauline Marois.

Un troisième sondage réalisé après le dernier débat suggère que le PQ perd des plumes aussi bien à la CAQ qu’à QS, pendant que le PLQ conserve sa mise.

«Mais non, je ne vous ferai pas de prédictions sur l’issue du vote de lundi. Voici plutôt les quatre scénarios les plus probables, conjugués avec l’avenir de chaque chef», dit Chantal Hébert. Et vous, quelle est votre prédiction ?

Pendant des mois, Pauline Marois et ses ministres ont affirmé que le recours à une clause dérogatoire n’était pas nécéssaire pour mettre en vigueur le projet de Charte des valeurs. Plus aujourd’hui.

Ce n’est pas par politesse pour Janette Bertrand que Pauline Marois ne se dissocie pas de ses fantasmes. Mais le devoir d’un chef de gouvernement n’est pas de cautionner n’importe quoi juste parce qu’on espère en tirer profit.

Dans cette campagne, la meilleure arme de chacun des principaux chefs, c’est l’épouvantail d’une victoire de son rival.

Trois ans plus tard, les sondages indiquent que la vaste majorité des électeurs qui ont fait la différence entre un gouvernement conservateur majoritaire ou minoritaire en 2011 en votant de façon stratégique le regrettent.

Selon Léger Marketing, les libéraux de Philippe Couillard filent actuellement vers une victoire majoritaire. Mais à la clé de l’équation libérale, il y a trois erreurs de calcul péquistes, dit Chantal Hébert.

Si le PQ file encore vers le pouvoir et une majorité, il le fait en filant un mauvais coton.

Si la tendance se maintient, le choix du 7 avril ne sera rien de mieux que celui du moindre mal.

Depuis le début de la campagne électorale au Québec, on parle autant de référendum à Toronto qu’à Montréal. Vue de l’extérieur, la reprise possible du débat sur la souveraineté est le seul enjeu du vote du 7 avril.

Pauline Marois n’a pas vraiment eu le débat dont elle aurait eu besoin sur deux autres fronts qui auraient dû l’avantager : l’éthique et la Charte des valeurs.

Ce n’est pas un lutrin qui attend Pauline Marois au débat des chefs de ce soir, mais plutôt une corde raide, dit Chantal Hébert.

Ce jeudi, chaque chef de parti débarquera sur le plateau du premier débat télévisé avec une mission et des stratégies distinctes. Quelles sont celles de Philippe Couillard, du Parti libéral du Québec ?

Jeudi, chaque chef de parti débarquera sur le plateau du premier débat télévisé avec une mission et des stratégies distinctes. Quelles sont celles de François Legault, de la Coalition Avenir Québec ?

Jeudi, chaque chef de parti débarquera sur le plateau du premier débat télévisé avec une mission et des stratégies distinctes. D’ici là, Chantal Hébert présente, à raison d’un chef par jour, un résumé de la commande de chacun d’entre eux. Aujourd’hui : Françoise David, de Québec solidaire.

Le premier sondage complet à être réalisé depuis l’entrée en scène de PKP le confirme : l’effet Péladeau a été bénéfique pour Philippe Couillard.

Il est toujours difficile de faire oublier un éléphant qu’on a soi-même invité dans son salon. Et après avoir recruté Pierre Karl Péladeau, le PQ ne va tout de même pas le cacher pendant trois semaines, dit Chantal Hébert.