Articles par Chantal Hébert

Chantal Hébert

Stephen Harper n’est pas le premier premier ministre fédéral à confier les communications de son cabinet à un responsable qui ne parle pas français.

Les mythes du 2 mai

27 mai 2011

Stephen Harper n’a pas volé sa majorité gouvernementale. Le 2 mai dernier, le Parti conservateur n’a pas remporté 167 sièges sur 308 à la seule faveur d’une division du vote progressiste entre les partis d’opposition.

Depuis la Révolution tranquille, la trajectoire fédérale du Qué­bec a été ponctuée de coups de cœur. Tous ont fini par être suivis de spectaculaires ruptures. Depuis 1960, aucune mouvance politique n’a échappé à ce parcours en montagnes russes. Il a eu raison aussi bien de chantres successifs du fédéralisme que d’un ténor souverainiste comme Gilles Duceppe.

Depuis qu’il est revenu en politique pour prendre la direction de l’Alliance canadienne, en 2002, Stephen Harper vit sur le tapis roulant d’une campagne perpétuelle.

Parmi les jeux vidéo qui connaissent une grande diffusion depuis la mise en marché du iPad, il y en a un que le chef libéral, Michael Ignatieff, aurait eu intérêt à maîtriser avant d’aller en campagne électorale.

Tous les Parlements ont une âme, à laquelle aucun livre d’histoire ne peut rendre justice. Les députés qui l’incarnent sont rarement chefs de leurs partis respectifs. Après leur retraite de la politique, on ne trouvera pas leur portrait accroché à côté de ceux des Pierre Trudeau, Brian Mulroney et Jean Chrétien aux murs du hall d’honneur de l’édifice du Centre du Parlement. Et pourtant…

Si la tendance se maintient, le vent du changement ne soufflera pas sur le Québec aux prochaines élections fédérales. Mais cela ne veut pas dire que la bataille y sera moins déterminante pour la suite des choses qu’elle ne l’a été lors des trois scrutins précédents.

Visa le noir, tua le blanc

25 février 2011

En préconisant l’abrogation de la loi 101 et le retour au libre choix en matière de langue d’enseignement, l’ex-ministre conservateur Maxime Bernier avance une fausse solution à un vrai problème.

2011 : tout un branle-bas !

11 février 2011

Dans un courriel du début de l’année, le chef néo-démocrate, Jack Layton, décrivait 2011 comme une année décisive. Dans la perspective de possibles élections fédérales, le qualificatif était bien choisi.

La cuvée politique de 2010 a été marquée par des résurrections improbables, des montées de lait inattendues, de la consternation générale, des départs inopinés… et s’est terminée dans un grand torticolis. Vivement 2011 !

Si Jean Charest était premier ministre de la Colombie-Britannique, il se serait rendu à la demande populaire d’une enquête publique sur l’industrie de la construction il y a longtemps, ne serait-ce que pour éviter de se faire montrer la porte par ses députés et ministres.

L’ancien ministre conservateur Maxime Bernier compte plus de 650 admirateurs sur Facebook. Sur la page de Justin Trudeau, on en trouve plus de 25 000 !

Si les électeurs âgés de 18 à 24 ans déterminaient la composition de la Chambre des communes, le gouvernement serait toujours minoritaire, mais c’est le chef libéral Michael Ignatieff qui serait premier ministre, tandis que les conservateurs de Stephen Harper devraient se contenter de la dernière place dans l’opposition, derrière le NPD et le Bloc québécois.

Harperland revisité

28 octobre 2010

En refermant Harperland, l’ouvrage que le journaliste Lawrence Martin vient de publier sur les quatre années de pouvoir des conservateurs à Ottawa, de nombreux lecteurs seront tentés de conclure que Stephen Harper est le plus grand danger public qui menace le Canada depuis… Lucien Bouchard.

Si la tendance se maintient, Rob Ford pourrait devenir maire de la plus grande ville du Canada. Considéré comme un bouffon par une bonne partie de l’élite torontoise en début de campagne, il était pourtant devenu le candidat à battre à la rentrée de septembre.

Le virus minoritaire

29 septembre 2010

Le parlement canadien est engagé dans le plus long cycle minoritaire de son histoire moderne. En juin, il a franchi la barre des 72 mois établie par les gouvernements Diefenbaker et Pearson, de 1962 à 1968.

Lorsque le gratin du mouvement souverainiste s’est réuni à Montréal à la mi-août pour célébrer le 20e anniversaire de l’arrivée en politique de Gilles Duceppe, quelques centaines d’invités ont revécu avec lui des temps forts de sa carrière fédérale.

Il n’y a pas que le Bloc québécois dont le 20e anniversaire coïncide avec celui de l’échec de Meech. Toute une génération de commentateurs politiques a fait ses premières armes à l’occasion de cet épisode marquant de la saga Québec-Canada.

L’ancien premier ministre du Québec affirme que la souveraineté n’est pas réalisable à court terme et reproche au Parti québécois de vouloir prendre la place de l’ADQ dans le débat sur l’identité québécoise. Les blogueurs Chantal Hébert et Jean-François Lisée, ex-conseiller de Lucien Bouchard, commentent cette déclaration.

Jusqu’au début des années 90, le mouvement conservateur canadien a été dominé par son aile progressiste.

Si l’Ontario ne craque pas pour les conservateurs aux prochaines élections fédérales, Stephen Harper va se réveiller dans l’opposition au lendemain du scrutin.

Depuis qu’il en est le chef, Stephen Harper incarne le Parti conservateur fédéral au Québec. Pendant ses premières années à la tête de sa formation, il l’a littéralement portée à bout de bras. Aujourd’hui, il la tire inexorablement vers le bas. La relation du premier ministre avec les Québécois semble avoir franchi le point de non-retour.