Émilie Folie-Boivin

Souriez, vous êtes coté

Les papesses de l’art de vivre continuent de marteler l’importance de rester soi-même, mais il faut se rendre à l’évidence : en 2014, si on veut un lift ou un lit, il vaut mieux bluffer. Car c’est ainsi qu’on décroche les étoiles.

Une flèche droit au chœur

«Don’t Stop Believin’», de Journey, «Pleurs dans la pluie», de Mario Pelchat, «Ce soir l’amour est dans tes yeux», de Martine St-Clair… Ces chansons se hissent jusqu’à la console du DJ dans les mariages, accompagnent les karaokés, les road trips, les partys, et ponctuent de moments phares les jours de rien.

Silence, on soupe

Le restaurant a beau être un lieu de socialisation, beaucoup se sentent très à l’aise de ne pas s’y adresser la parole. Mais astreignez-les à un repas sans musique, sans divertissement, où il est interdit de dire un traître mot ? Ils angoissent.

Pas l’temps de niaiser

Nous savons désormais comment nous gaspillons notre temps : tout est noté depuis que les minuteurs et les barres de progression s’immiscent dans nos vies. Des comptes à rebours accompagnent les pubs télé et Web, des écrans annoncent le prochain passage du métro…

C’est plus que chat…

Les propriétaires de chiens ont tous les parcs du monde pour s’extasier devant la naïveté du fidèle ami de l’homme. Les chats étant plus discrets, la socialisation se fait par la bande passante sur le terrain de jeux d’Internet.

À qui la «fôte» ?

Plus que jamais, il vaut mieux se relire deux fois. Car la technologie a ramené l’écriture dans l’art de la socialisation et plus que jamais nous parlons… à l’écrit.

Fenêtre (propre) sur la vie des autres

Des histoires de mammas septuagénaires qui bichonnent leurs fenêtres pour les rendre aussi scintillantes que des cristaux de Swarovski ? Le site Web Findery en raffole, lui qui invite à faire rayonner la vie secrète des voisinages du monde entier dans une sorte de carnet de voyage collectif.

Bonté divine

La société secrète des Père Noël est une façon amusante qu’a trouvée Larry Stewart, défunt philanthrope du Kansas, de « donner au suivant ».

Pièces de collection

Avec un cercle grandissant d’adeptes, le tatouage est devenu plus qu’un passe-temps pour détenus et rockeurs, surtout depuis que les femmes se le sont approprié, dans les années 1990.

Detroit, le soir

Dans une ville où le taux d’homicides en 2012 a été le plus élevé des 20 dernières années et où 40 % des lampadaires ne fonctionnent plus, il y a de quoi donner à maman une raison de prendre des nouvelles.

Un peu de tendresse

Rue Leavenworth, à San Francisco, un vendeur de drogue annonce sa marchandise — OxyContin, méthadone — dans une comptine nerveuse. La spécialité dans cette artère, ce sont les pilules. Il se vend quoi, rue Market ? « De la cocaïne », me répond Milton.

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