Articles par Olivier Bouchard

Olivier Bouchard

Ou pourquoi il faut se méfier des statistiques bidon comme le nombre de revirements.

Les Maple Leafs et les Sénateurs ont profité de l’échange de Dion Phaneuf pour enfreindre deux principes qu’on élève trop souvent, dans les médias sportifs, au rang de vérité absolue.

Marc Bergevin, le DG du Canadien, a dit qu’il ne congédierait pas son entraîneur avant la fin de la saison. Ça pourrait être sa plus grosse erreur à la barre du club.

Le Canadien est formidablement malchanceux. Le club passe ces jours-ci par une séquence qu’on ne voit que deux ou trois fois par saison à l’échelle de la LNH.

Le Canadien de Montréal a été surpris par la mini-tempête médiatique qu’a déclenchée la raclée subie par Nathan Beaulieu, mardi soir.

Ce n’est pas le jeu de Semin qui devrait faire sourciller les entraîneurs, mais plutôt celui du trio de Desharnais.

On a explicitement affirmé depuis le début de la saison qu’un changement tactique est à l’œuvre: on veut que les défenseurs s’impliquent davantage dans les montées en zone adverse, sans pour autant jeter aux orties le style de l’équipe.

La direction a manifestement entendu les appels du pied de P.K. Subban et compagnie: les leaders du groupe sont au sommet de leur carrière et le temps file.

Les statistiques nous le disent clairement : pour améliorer son rendement, le Canadien doit trouver le moyen de réduire sa dépendance à Carey Price.

Avec moins de cinq millions de dollars sous le plafond salarial, une transaction s’impose chez le Canadien. Qui devrait partir ?

Si l’entraîneur du Canadien a un effet aussi négatif sur la production offensive de son club, c’est parce que les stratégies qu’il préconise ne tiennent pas compte de deux éléments clés.

Heureusement, grâce au travail qu’il a accompli au cours de la saison, Marc Bergevin a déjà une bonne marge de manœuvre.

Si on a vu un club désemparé, appliquant encore et encore une recette qui ne fonctionnait pas, on n’a pas vu un club démoralisé, qui a cessé de travailler.

La grande agilité de Petry lui permet de réagir beaucoup plus rapidement que Markov aux intuitions de Subban.

L’entraîneur de Tampa, Jon Cooper, doit avoir vraiment hâte d’en finir avec le CH.

Au cours des trois premiers matchs de la série contre Tampa Bay, le CH s’est fait servir sa propre médecine.

Le Canadien est un club besogneux mais prévisible, que le Lightning a réussi à emboîter à partir de la deuxième période du deuxième match.

Malgré la défaite, le CH a été nettement supérieur aux Lightning au chapitre des chances de marquer.

Dans les faits, le jeu de puissance du Canadien n’est pas si inefficace qu’il en a eu l’air contre Ottawa.

Les joueurs de soutien du CH se sont démarqués, mais la stratégie de l’équipe en zone défensive laisse toujours à désirer.

Les Canadiens sont présentement victimes d’une léthargie embarrassante, mais celle-ci n’est pas aussi alarmante qu’on ne pourrait la croire.

Le recours à Mike Hoffman sur le quatrième trio était, depuis le début de la série Montréal-Ottawa, une des plus curieuses manies de l’entraîneur Dave Cameron.

Si Craig Anderson a aidé la cause des Sénateurs, on ne peut en dire autant de Chris Neil.

Si Andrew Hammond a eu l’air passablement perdu sur les trois buts du Canadien, il n’en a pas moins disputé un excellent match.