Pierre Fortin

Pierre Fortin est chroniqueur en économie à L’actualité depuis 1999. Professeur émérite de sciences économiques à l’UQAM, il est membre de la Société royale du Canada et a présidé la Canadian Economics Association. En 1984-1985, il a été conseiller économique principal du premier ministre René Lévesque. En 1995, il fut désigné comme l’économiste québécois le plus éminent de la décennie par vote des membres de l’Association des économistes québécois. Il a reçu plusieurs prix et distinctions, dont la Médaille d’or du Gouverneur Général du Canada, le Prix Purvis pour la meilleure publication de recherche dans le domaine de la politique économique au Canada, la Médaille d’or du National Magazine Awards Foundation pour la meilleure chronique régulière dans un magazine canadien, et le titre de Chevalier de l’Ordre du Québec. Il est père de cinq enfants.

Paradis fiscaux : le pot aux roses

Si les taux d’imposition moyens d’environ 25 % qui sont applicables aux profits dans les pays riches n’arrivent pas à attirer les multinationales, c’est que celles-ci sont plutôt séduites par les taux d’imposition beaucoup plus faibles dont elles bénéficient dans les paradis fiscaux.

Élargissons le mandat de la Banque

Actuellement, l’unique mandat de la Banque du Canada est de maintenir le taux d’inflation autour du niveau stable et modéré de 2 %. La sénatrice Diane Bellemare, appuyée par plusieurs économistes, souhaiterait voir naître une loi amendée qui lui donnerait le mandat explicite de contenir l’inflation et de maximiser l’emploi.

Comment sortir de la prochaine récession ?

Contrairement au passé, la Banque du Canada ne disposera fort probablement pas de la marge de manœuvre lui permettant de réduire les taux d’intérêt suffisamment pour sortir l’économie de la prochaine récession. Elle aura absolument besoin de l’appui d’une politique budgétaire pragmatique et bien coordonnée, croit Pierre Fortin.