Articles par Pierre Fortin

Pierre Fortin

L’économie du Québec est à présent plus productive que celle de l’Ontario.

Au Québec, on est plus nombreux qu’avant à renoncer à des revenus afin de disposer de plus de temps à soi. C’est parfaitement légitime.

Contrairement aux dépenses de santé, elles ont eu du mal à suivre le rythme de croissance de la richesse collective.

Harper et ses riches amis

23 septembre 2015

Le Parti conservateur accepte sans broncher que 40 % des dons des contribuables aux partis fédéraux proviennent de seulement 7 % de la population, c’est-à-dire de ceux qui gagnent plus de 100 000 dollars par année.

Le gouvernement Couillard a-t-il raison de viser le retour à l’équilibre budgétaire ? Va-t-il trop vite en affaires ? Met-il en danger la croissance, l’emploi et la bonne gestion des services publics ?

Géographie du bonheur

31 juillet 2015

Comment va la vie en ville ? Mieux que la moyenne canadienne à Saguenay, Trois-Rivières, Sudbury, Québec, Sher­brooke, Gatineau, Moncton, et même… Montréal !

Philippe Couillard en a promis 250 000, Carlos Leitão en prévoit maintenant 156 000, mais en créer 125 000 serait déjà un beau succès.

Appliquer les recommandations de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise permettrait à la fois d’améliorer le rendement de l’économie et d’atténuer les inégalités sociales.

Faut-il punir un peuple parce que son gouvernement a fait l’erreur de laisser tomber sa monnaie pour l’euro ?

Au Québec comme au Japon, le repli démographique crée l’illusion que l’économie locale est sous-performante.

Il n’y a pas si longtemps, le Japon était la star de la croissance économique. Quels enseignements le Québec peut-il tirer de son déclin ?

Les taux d’intérêt remonteront probablement de 1 % ou 2 %, mais pas plus. Bonne nouvelle pour les emprunteurs (y compris les États), moins bonne pour les épargnants et les caisses de retraite.

L’austérité budgétaire québécoise va amputer la croissance de 4 milliards de dollars en 2015-2016, selon l’analyse de l’économiste Pierre Fortin.

Notre secteur manufacturier pâtit du huard cher que lui impose le boum pétrolier de l’Alberta.

Depuis 2007, la croissance économique est très timide, bien que le Québec se tire mieux d’affaire que ses voisins.

Il est impératif de rééquilibrer les finances publiques du Québec. Mais il faut se donner du temps pour réfléchir aux manières de mieux gérer l’État et pour les implanter.

Pour éviter l’échec, le gouvernement ferait mieux de présenter un plan crédible de réduction de l’endettement à moyen terme tout en évitant la précipitation à court terme.

Compte tenu de la situation financière actuelle du Québec, l’abolition des droits de scolarité universitaires est impossible à envisager. Mais c’est aussi une mauvaise idée en elle-même.

La disparité de rémunération entre le secteur municipal et le secteur provincial ne peut s’expliquer que par un rapport de force inégal favorisant les syndicats municipaux dans la négociation des conventions collectives avec les villes.

Uniques en Amérique du Nord, nos cégeps encouragent la persévérance scolaire et le développement économique régional, dit Pierre Fortin.

Pas du tout : le Canada investit autant que les États-Unis, et le Québec, autant que les six autres provinces non pétrolières, dit Pierre Fortin. Mais hors des secteurs du pétrole et du gaz naturel, la moyenne n’est pas très reluisante.

L’avance du Québec sur l’Ontario en matière de niveau de vie est réelle, mais menacée par le vieillissement plus rapide de sa population. Accélérer la productivité québécoise est le seul antidote possible.

En matière de consommation privée des ménages, le retard du niveau de vie du Québec par rapport à celui de l’Ontario était de 1 % en 2012.

C’est parce que la richesse des provinces pétrolières est hors norme et que la vraie richesse du Québec est sous-estimée, explique Pierre Fortin.