André Ducharme

Diplômé en journalisme et information de l’Université Laval, je suis un témoin privilégié de l’actualité culturelle.

Déjà, à 11 ans, je partais de Québec «sur le pouce» pour venir entendre Monique Leyrac à Montréal, puis je repartais en pleine nuit, sur l’autre pouce, retrouver mes parents morts d’inquiétude… Pour ne plus les tourmenter, j’ai fini par m’installer à Montréal.

Depuis, je passe la plupart de mes soirées dans les salles de spectacles. Théâtre, chanson, danse, musique… me passionnent comme au premier jour.

J’ai écrit des récits radiophoniques pour Radio-Canada, une pièce de théâtre ( Léola Louvain, écrivaine ) montée par Paul Buissonneau, un pamphlet sur un sujet casse-margoulette ( Pour en finir avec les casse-cul ), un portrait de Diane Dufresne ( Cendrillon kamikaze ) et un roman ( L’homme en morceaux ).

J’aime aussi le cinéma, la lecture, la photographie, Paris, le vin rouge, la crème glacée, les jujubes. J’aime tondre le gazon, laver la vaisselle, regarder par la fenêtre. || Courriel : [email protected]

La Complainte de Dulcinée

Dulcinée Langfelder, mime, clown, conteuse, danseuse et chanteuse a sillonné le monde pendant plusieurs années avec son spectacle Victoria. La voici au cœur d’un nouveau spectacle, La complainte de Dulcinée, étrenné en sol nippon.

Bien-aimée Dulcinée

Elle a préparé du «vrai» thé vert rapporté de Tokyo, d’où elle rentrait à peine. Il y avait du plâtre dans l’appartement. Avant qu’elle parte pour le Japon, le plafond de sa salle de bains s’était effondré en même temps que l’on annonçait les coupes dans la culture. «Si je ne peux plus faire de tournées internationales, je n’existe plus», dit Dulcinée Langfelder, mime, clown, conteuse, danseuse, chanteuse, polyglotte. Après plusieurs années à sillonner le monde avec Victoria, la voici au cœur d’un nouveau spectacle, La complainte de Dulcinée, étrenné en sol nippon.

Aux arts, citoyens !

On les imaginait vivant dans une yourte, au fond des bois, et récupérant les eaux usées. Ils habitent une maison du Plateau-Mont-Royal, qu’ils rénovent quand ils le peuvent.

Ardente Lachapelle

Elle a traversé un demi-siècle de théâtre. Et la voici, à 76 ans, belle à rendre lyrique, dans l’un de ses plus importants travaux d’actrice: elle joue Winnie dans Oh les beaux jours, de Samuel Beckett.

Cas de farce majeure

Dominique Michel apprécie son esprit de dérision acide. Elle possède un punch à mettre K.O. les gros machos. Cathy Gauthier, 31 ans, énergie fouettante: «Je suis une rockeuse, j’aime quand ça fesse.» Cela a brassé avec le spectacle, 100% vache folle, présenté 170 fois. Son terrain de jeu: les relations entre les hommes et les femmes. Sur ces espèces si différentes, elle dit tout ce qui lui passe par la tête, y compris ce que l’on n’a pas forcément envie d’entendre. Mais on est à la fête si on ne cherche pas de l’humour trop classe.

Arts et spectacles

Il n’y a pas mieux que Louise Bombardier pour incarner les personnages névrosés. Elle peut débiter, sans respirer, une réplique de 100 mots, dont on ne perdra aucune syllabe. C’est une actrice formidable. Mais une auteure aussi, qui écrit des textes sous le signe de l’onirisme, ascendant poésie : plusieurs pièces pour jeune public et pour adultes ; des émissions jeunesse ; un recueil de nouvelles ; et ces Petits fantômes mélancoliques, publiés aux 400 coups. Dans ces 21 contes, on croise Liliane toujours nue derrière son père, Sophie qui jamais ne plie, Hélène à la chair de marbre, Hans à la nature catastrophique…

Placard en fanfare

Dany Placard sera en spectacle avec Francis « Toots » Macbeth à la Tente slam Pepsi, le jeudi 6 août à 19 h. Lisez ce qu’en pense notre chroniqueur André Ducharme.

De tout son cœur

Alain Vadeboncœur a le patronyme idoine pour travailler à l’Institut de cardiologie de Montréal. Mais on ne vient pas le voir pour un malaise cardiaque ; c’est pour sa première pièce, Sacré cœur, qu’il a coécrite et qu’il codirige avec Alexis Martin, et qui se déroule — devinez ? — dans un service des urgences. Devant la tâche nouvelle, ce médecin, père de trois enfants, semble heureux comme un gamin dans un magasin de farces et attrapes. Ses idées se bousculent, les phrases grimpent les unes sur les autres, il faut suivre.

ARTS ET SPECTACLES

Poing de vue Elle adore les talons hauts et les blousons de cuir. Elle a sauté en parachute, fait de l’escalade de glace, du trekking au Tibet. Michelle Allen vit dangereusement : elle écrit pour la télévision et le cinéma, où elle essaie de mettre au jour quelque vérité sur la condition humaine. Elle a…

Roy et reine

On la reconnaît, on ne la connaît pas. À la télé, au cinéma, au théâtre, elle embrasse des seconds rôles qu’elle fait briller d’humanité et de poésie. Droite comme une épée, tirée à quatre épingles, Lise Roy a le charme vif et des couleurs contrastées. Tout ce qu’il faut pour incarner Élisabeth Ire dans Marie Stuart, pièce sur les rivalités politiques et religieuses entre deux reines du 16e siècle. L’œuvre a 200 ans, elle ne fait pas son âge. Une parabole sur le pouvoir des femmes.