Émilie Folie-Boivin

Detroit, le soir

Dans une ville où le taux d’homicides en 2012 a été le plus élevé des 20 dernières années et où 40 % des lampadaires ne fonctionnent plus, il y a de quoi donner à maman une raison de prendre des nouvelles.

Un peu de tendresse

Rue Leavenworth, à San Francisco, un vendeur de drogue annonce sa marchandise — OxyContin, méthadone — dans une comptine nerveuse. La spécialité dans cette artère, ce sont les pilules. Il se vend quoi, rue Market ? « De la cocaïne », me répond Milton.

La thérapie dans le défouloir

Nous étions autour de la table, à engloutir chacun un gros steak après une épreuve de course à pied organisée, et notre verdict postjogging faisait l’unanimité : l’instant le plus jouissif du circuit n’est pas celui où nous avons franchi le fil d’arrivée ni celui où nous avons trouvé une banane dans notre sac à surprises.

La vie secrète du banc public

« Je fabule, ou les bancs publics disparaissent dès que l’hiver arrive ? » a beuglé mon ami en jetant sa tuque sur la table. Après une longue promenade de janvier, il avait fallu se résigner à l’ambiance sonore excessive d’un café, faute de pouvoir se reposer les mollets dehors. Sur les deux bancs aperçus, l’un ne tenait plus que sur une patte et l’autre était calé dans deux pieds de neige, si bien que nous aurions siroté notre chocolat chaud les jambes repliées, les genoux sous le menton.

Prière de ne pas appeler après 22 h

Lorsque les convives sont arrivés avec les baguettes, le jambon au foin fleurait dans l’appartement une douce odeur de campagne. La liste de musique jouait déjà ; avec plus de 13 heures de Louis-Jean Cormier et autres Plants and Animals en MP3, la trame sonore pouvait nous accompagner jusqu’au passage du camelot.

Grondin se paie sa tête

« Podz, c’est la meilleure et la pire des choses qui me soient arrivées », confie Marc-André Grondin. La raison ? Dans L’affaire Dumont, où il incarne un père de famille broyé injustement par la machine judiciaire, son image de jeune premier en prend pour son rhume !