Champ libre

Les jours liquides

David Desjardins voulait écrire cette chronique pour les gens plus seuls que seuls devant l’adversité. Celles et ceux pour qui la crise s’ajoute à un drame intime, et qui sont désormais, en plus, privés du réconfort dont ils auraient besoin.

Notre vie sans les forêts

Il faut réapprendre à danser. Apprivoiser le vertige des grands espaces. Pour que la forêt ne soit plus uniquement une ressource ou un poumon de secours pour nos villes qui s’allument avec leurs mégots.

Marcher dans la marge

Méditative, en raison de la répétition du geste et du temps qui s’écoule alors autrement, la marche me permet de faire le vide en observant ce qui s’offre à mon regard. Dehors comme dedans.

L’hygiène numérique

Le numérique portable nous soustrait à nos angoisses existentielles en permanence si on le souhaite, comblant du même coup un désir d’évasion qui, de toute éternité, a cherché par tous les moyens à engourdir nos angoisses en occupant la conscience.

L’utopie du couple

« L’amour est sans pitié », disait Jean Leloup. En effet, mille et une difficultés peuvent miner un couple. Mais si on ose toujours tenter notre chance, c’est que l’amour vaut amplement la peine d’être vécu, d’où l’importance de s’investir afin qu’il ne meure pas.

Des vies enfuies

« On mesure mal le pouvoir des passions, de ces activités qui ne servent pas qu’à meubler le temps libre, mais nous rendent profondément heureux, et nous caractérisent socialement. »

Pourquoi travailler ?

Jusqu’à 40 % des gens considèrent leur boulot comme totalement inutile. On a évacué le sens de ce que nous faisons au profit d’une morale du travail : le temps productif.