Chronique de Chantal Hébert

Un début de passation des pouvoirs ?

Si Chrystia Freeland manque son coup de réunifier les provinces canadiennes , son chef actuel pourrait couler avec elle. Mais si elle réussit à s’en sortir, les rangs de ceux qui rêvent de la voir remplacer Justin Trudeau vont encore grossir.

Avantage Trudeau

À défaut d’obtenir la majorité qu’il souhaitait, Justin Trudeau se retrouve néanmoins devant une Chambre des communes dont la composition est optimale pour son gouvernement minoritaire. Grâce à l’élection de deux douzaines de néo-démocrates et de trois députés du Parti vert, il n’aura pas à passer les prochaines années au pouvoir à la remorque du Bloc québécois.

L’image amoindrie de Justin Trudeau

Dans les nombreuses épîtres médiatiques qui ont ponctué l’épisode du blackface, on a abondamment épilogué sur le fait que M. Trudeau était puni par où il avait péché. À cette affirmation, il faut néanmoins apporter un bémol, avance Chantal Hébert.

Dernière chance pour le climat ?

Si le scrutin fédéral devait reproduire le modèle en vogue sur la scène provinciale, le Canada assisterait à une percée historique du Parti vert d’Elizabeth May… et au retour au pouvoir d’un Parti conservateur plus déterminé que jamais à se poser en champion de l’industrie pétrolière.

Qui a encore peur de Maxime Bernier ?

Si la tendance se maintient, la fragmentation de l’électorat à gauche des conservateurs aura davantage d’effet sur la composition du prochain Parlement que le chant des sirènes libertariennes du parti de Maxime Bernier.

Quatre tendances à surveiller

Vague rouge au fédéral, bleue dans les provinces, ou vice versa ? Gouvernements majoritaires ou minoritaires ? Rien n’est acquis. Les électeurs, plus volatils que jamais, n’hésitent pas à montrer la porte à leurs élus et même à s’aventurer en terrain inconnu.

Laisser tomber la bouée ?

Le programme d’aide à la presse écrite annoncé par le gouvernement Trudeau est loin de faire consensus. Mais malgré les critiques d’Andrew Scheer, le Parti conservateur, s’il est élu en octobre, ne devrait pas se presser pour couper les vivres aux journaux.

Le commencement de la fin ?

Il est trop tôt pour dire si les ratés des libéraux feront perdre le pouvoir à Justin Trudeau. Mais la politique de l’image et les carences de communication pourraient bien se retourner contre eux.

M. Parizeau avait raison !

Il est difficile de faire machine arrière lorsqu’un référendum est avalisé par une majorité. Ce qui est vrai pour le Brexit l’aurait été aussi pour le Québec si le Oui l’avait emporté de justesse en 1995.

Turbulences en vue

Les relations de l’Alberta avec le gouvernement fédéral et le Québec se sont envenimées. Le parti qui sera porté au pouvoir en octobre prochain pourrait devoir gérer une grave crise sur le front de l’unité canadienne.

L’éducation de Doug Ford

« La crise que Doug Ford a provoquée en voulant réaliser des économies de bouts de chandelles sur le dos de la minorité franco-ontarienne l’a fait passer de poids lourd du mouvement conservateur à poids mort pour ses cousins fédéraux. »

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