10 films incontournables pour vos vacances de Noël

Avec des réjouissances en format réduit, les films de Noël joueront assurément un rôle plus important cette fois-ci. Pour nous divertir et nous faire oublier les derniers mois, et nous projeter vers une année 2021 flambant neuve. Voici nos suggestions.

Crédit : Satyrenko / Getty

Rendez-vous (The Shop Around the Corner)
d’Ernst Lubitsch (1940)

Dans les palmarès des meilleurs films de Noël, La vie est belle (It’s a Wonderful Life), de Frank Capra (1946), arrive souvent en tête. Pour varier, nous vous proposons un autre classique mettant en vedette James Stewart, Rendez-vous. Dans cette adaptation pleine d’esprit d’une pièce hongroise, le cinéaste d’origine allemande Ernst Lubitsch nous plonge dans une maroquinerie à Budapest, durant les derniers jours de magasinage avant les Fêtes. Cette captivante comédie romantique au charme suranné déjoue nos attentes, entre autres grâce à des comédiens et comédiennes au sommet de leur art. (iTunes Store, YouTube, Google Play)

Le chant du Missouri (Meet Me in St. Louis)
de Vincente Minnelli (1944)

Les années 1940 ont été une période faste pour les comédies musicales, mais certaines ne vieillissent pas très bien (L’amour chante et danse, de Mark Sandrich, contient une scène où Fred Astaire porte un blackface). Heureusement, Le chant du Missouri a conservé toute sa splendeur et tous ses attraits, de ses couleurs vivifiantes aux chansons réconfortantes. Le survol d’une année dans cette famille, où tente de s’épanouir le personnage de Judy Garland, pourrait combler l’absence des nôtres le temps d’un film. Cinq ans après Le magicien d’Oz, Garland était la plus grande vedette de l’époque, et sa version de Have Yourself a Merry Little Christmas demeure assurément la plus belle. (iTunes Store, YouTube, Google Play, Amazon Prime)

Noël tragique (Black Christmas)
de Bob Clark (1974)

Si vous n’aimez pas trop les festivités de fin d’année, Noël tragique est sûrement pour vous. Ce film d’horreur de Bob Clark (qui, étrangement, a aussi réalisé le familial Une histoire de Noël, une décennie plus tard) se déroule à l’aube de Noël sur un campus universitaire, plus précisément dans la maison d’une sororité. À la suite d’une vague d’appels téléphoniques inquiétants, des jeunes femmes disparaissent, ce qui laisse craindre le pire. Avec quelques clins d’œil au giallo, genre italien de films policiers où se mélangent l’horreur et l’érotisme, Noël tragique a aussi inspiré des séries de films comme Halloween et Vendredi 13. (iTunes Store, YouTube, Google Play)

Piège de cristal (Die Hard)
de John McTiernan (1988)

Est-ce que Piège de cristal est un film de Noël ? Si l’action se situe dans un party de bureau en plein mois de décembre, le long métrage est sorti en salle le 22 juillet 1988. Peu importe dans quel camp vous vous rangez, ne boudez pas le plaisir de voir et revoir Bruce Willis en John McClane s’en prendre au regretté Alan Rickman, qui a fait de Hans Gruber l’un des plus mémorables vilains de l’histoire du cinéma. Probablement l’un des films d’action qui a le plus influencé le genre, aucune de ses suites n’a cependant réussi à capter aussi bien l’essence du bon gars capable d’être le héros, de déjouer les plans de malfaiteurs bien organisés et de sauver Noël. (iTunes Store, YouTube, Google Play, Amazon Prime)

Le sapin a des boules (National Lampoon’s Christmas Vacation)
de Jeremiah Chechik (1989)

Désormais l’un des grands classiques des films de Noël, ce troisième volet vacances de National Lampoon (célèbre magazine humoristique américain) suit les désopilantes maladresses de Clark Griswold. Ce père de famille qui veut faire vivre un Noël d’antan aux siens est campé par un Chevy Chase qui cabotine, pour notre plus grand bonheur. Les scènes d’anthologie s’enchaînent à un rythme fou, de la mise à feu des lumières extérieures au découpage de la dinde, toutes les traditions y passent. Un divertissement à prendre littéralement au premier degré, accompagné d’une grande tasse de lait de poule. (iTunes Store, YouTube, Google Play, Amazon Prime)

Maman, j’ai raté l’avion (Home Alone)
de Chris Columbus (1990)

Dans un tweet publié le 26 août dernier, Macaulay Culkin nous a annoncé qu’il avait 40 ans. Une génération complète a sursauté, réalisant que le temps passe vraiment trop vite. Si Maman, j’ai raté l’avion a longtemps conservé le titre de comédie la plus populaire de l’histoire, c’est certes grâce au scénario bien ficelé de John Hughes, mais aussi à l’interprétation d’un naturel désarmant du jeune Culkin. Ajoutons à cela les performances vaudevillesques des « méchants » Joe Pesci et Daniel Stern, et celle, criante de vérité, de Catherine O’Hara en mère complètement dépassée par les événements. (iTunes Store, Disney+, YouTube, Google Play, Amazon Prime)

Noël chez les Muppets (The Muppet Christmas Carol)
de Brian Henson (1992)

Il y en a eu des versions cinématographiques du livre de Charles Dickens, mais peu ont réussi à être aussi touchantes que celle de Brian Henson. Les marionnettes créées par son père Jim, et l’univers dans lequel elles évoluent, se marient parfaitement avec l’humour et les chansons qui ponctuent l’action. Quelle joie d’avoir Gonzo en Dickens omniscient, aidé de Rizzo le rat qui grignote tout le temps. Et que dire du grand Michael Caine, saisissant à merveille les nuances de son Ebenezer Scrooge, froid et cérébral puis généreux et chaleureux, sans tomber dans l’exagération. Une œuvre intemporelle de grande qualité, pour retrouver l’enfant en nous. (iTunes Store, Disney+, YouTube, Google Play, Amazon Prime)

Un conte de Noël
d’Arnaud Desplechin (2005)

Ah, les repas de famille du temps des Fêtes ! Pour plusieurs, c’est un moment attendu, pour d’autres, comme le clan Vuillard, c’est un supplice au potentiel explosif. Sous le toit de la mère, qui attend une greffe, les langues se délieront pour notre plus grand plaisir. Les dialogues écrits au vitriol permettent particulièrement à Catherine Deneuve et à Mathieu Amalric de se démener dans cette joute finement orchestrée par Arnaud Desplechin. Sur des airs de jazz, de classique et de musique de Noël, aucun des nombreux personnages n’est oublié dans cette redoutable ratatouille humaine, savoureuse jusqu’à la dernière bouchée.

Mission Noël (Arthur Christmas)
de Sarah Smith et Barry Cook (2011)

Le studio d’animation britannique Aardman, qui nous a offert les dynamiques aventures du duo Wallace et Gromit, n’avait jamais encore utilisé les techniques d’animation numériques. Devant le déploiement des ressources nécessaires pour tous les lutins du père Noël, il était impensable de réaliser ce film en pâte à modeler. Ce choix judicieux permet d’exploiter au maximum la démesure de la tâche que doit accomplir cette famille Noël, soit livrer des milliards de cadeaux en une seule soirée. Sans temps mort et d’une richesse visuelle qui satisfait les petits comme les grands, Mission Noël est un futur classique du genre. (Netflix, iTunes Store, YouTube, Google Play, Amazon Prime)

Carol
de Todd Haynes (2015)

Que seraient les films de Noël sans histoire d’amour ? S’il y a bien l’astronomique collection des histoires du catalogue Hallmark, plus mauvaises les unes que les autres, l’Américain Todd Haynes a confectionné l’une des plus belles romances avec son élégant Carol. Ce prénom digne des chants glorieux est celui d’une femme aisée des années 50 qui tombe sous le charme d’une jeune caissière, au moment d’un achat de Noël. Tourné en 16 mm sous l’œil du talentueux directeur photo Edward Lachman, Carol, c’est aussi le magnétisme de ses deux actrices somptueuses, Cate Blanchett et Rooney Mara. Ensemble, elles défient les tabous pour quelques moments d’éternité. (iTunes Store, Amazon Prime)
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J’aurais apprécié avoir une mention qui m’indique s’il y a une version française du film. Surtout où je pourrais me procurer la version française.

Un peu fatiguée de me faire présenter toutes sortes d’oeuvres en anglais dans nos magazines et médias francophones. Nos journalistes ont-ils oublié que beaucoup de Québécois sont unilingues francophones et que c’est leur culture. Merci de faire cette mention à l’avenir.

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Beaucoup de films en anglais! Cela me surprend qu’on nous les propose, alors qu’on sait très bien que beaucoup de québécois ne parlent ni ne comprennent l’anglais. Peut-être favoriser les films d’ici comme Mon oncle Antoine etc.?

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