10 livres pour se remonter le moral

Le prolongement du confinement vous rend morose ? Voici 10 livres parfaits pour se changer les idées et se remettre de bonne humeur.

Montage L'actualité

La papeterie Tsubaki
par Ito Ogawa

Si vous n’avez pas renoué avec le bonheur d’écrire des (vraies) lettres, ce livre risque de vous convaincre ! Hatoko vient d’hériter de la papeterie de sa grand-mère et de son travail d’écrivaine publique. Dans la ville de Kamakura, au Japon, elle accepte le roulis des jours, tranquille, en prenant la plume pour divers clients. Que ce soit pour annoncer une rupture ou faire une déclaration d’amour, Hatoko s’exprime avec grâce à travers les mots, mais aussi dans le choix du papier et de la plume. Un livre tout doux. (Traduction de Myriam Dartois-Ako, Éditions Philippe Picquier, 2018, 384 p.)

Va chercher : L’insolite destin de Julia Verdi
par Geneviève Lefebvre

Se faire plaquer, en pleine rue, par un homme qu’on aime, voilà le début d’une histoire qui n’augure rien de bon. Détrompez-vous ! Dans un récit vif et sympathique, on découvre une Julia désemparée, qui se prend d’affection pour une petite chienne abandonnée dans une ruelle. Et si les chiens pouvaient nous en apprendre sur la résilience, sur l’amitié indéfectible, mais aussi sur nous ? Un roman qui aborde les liens qui nous unissent à nos animaux, peu importe où la vie nous mène. (Libre Expression, 2014, 280 p.)

Le gourmet solitaire
par Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

En manque de sorties au resto ? Réservez une soirée auprès de ce roman graphique pour vivre une fascinante incursion dans l’univers gastronomique japonais. Un seul personnage, un jeune homme, déambule à Tokyo, à la recherche du mets parfait. Les ingrédients, la façon de les cuire, à quel moment manger un tel repas : aucun détail n’est épargné pour nous mettre l’eau à la bouche. Le trait de crayon, quant à lui, est fin et précis. Impossible de résister à ce classique ! (Traduction de Sahé Cibot, Casterman, 2016 (réédition), 200 p.)

Autopsie d’une femme plate
par Marie-Renée Lavoie

Pour chasser la grisaille, il n’y a pas meilleure prescription que les romans lumineux de Marie-Renée Lavoie. On choisit celui-ci pour la truculence du personnage de Diane, 48 ans, que son mari vient de larguer. Elle analyse sa rupture avec humour et se lance dans l’aventure du célibat, qui lui fera vivre des péripéties. Et si vous en voulez encore un peu plus, Diane demande un recomptage, la suite, vaut le détour ! (XYZ, 2017, 248 p.)

Une brève histoire du tracteur en Ukraine
par Marina Lewycka

Lire Marina Lewycka, c’est se plonger dans un univers profondément humain, mais c’est surtout accepter de rire et d’être touché par une histoire un brin saugrenue. Deux sœurs, aujourd’hui adultes, apprennent que leur père, veuf depuis peu, vient de s’éprendre follement d’une femme : Valentina, un demi-siècle plus jeune que lui et décidée à connaître à une vie de luxe sans limites. Pour papa Nikolaï, un ingénieur à la retraite qui se passionne pour l’histoire des tracteurs en Ukraine, l’arrivée de Valentina chamboule tout. Et les deux sœurs, qui s’étaient un peu perdues de vue, s’unissent pour déjouer les plans de cette croqueuse de (faux) diamants. Un roman sur la vie de famille et les petits détours qu’on prend pour s’aimer, malgré tout. (Traduction de Sabine Porte, Alto, 2008, 402 p.)

Le monde selon Britt-Marie
par Fredrik Backman

Britt-Marie a la soixantaine forte et elle aime l’ordre. Beaucoup. Alors qu’elle est sans emploi, on lui offre de devenir coach d’une équipe de football dans un petit village de bord d’autoroute. Un sport où les mêlées sont monnaie courante ? Très peu pour cette femme qui dresse des listes pour tout et dont la détermination ne connaît aucun repos. Pourtant, elle se laisse prendre au jeu… Bel hommage aux personnes qui se sentent différentes, ce roman suédois évoque un univers qui rappelle celui du film La grande séduction, de Ken Scott. (Traduction de Laurence Mennerich, Mazarine, 2018, 400 p.)

La mesure de mes forces
par Jackie Kai Ellis

Jackie Kai Ellis est une pâtissière talentueuse, mais aussi une auteure à la plume sensible. Dans son livre, elle raconte les défis qu’elle a surmontés lorsque les pépins s’accumulaient et que son rêve, celui d’ouvrir une pâtisserie, lui semblait de plus en plus difficile à réaliser. En ces temps particuliers, c’est le genre de texte qui peut nous inspirer et nous encourager. Et pour les gourmands, quelques recettes emblématiques du parcours d’Ellis parsèment agréablement l’histoire. (Traduction d’Émilie Patry, Québec Amérique, 2019, 320 p.)

Séquoias
par Michel Moutot

Un roman historique touffu, voilà l’excuse parfaite pour éteindre le téléviseur pendant quelques soirées d’hiver. Ce livre suit le parcours de trois baleiniers de Nantucket, les frères Fleming, au XIXe siècle. Après une longue expédition, chacun des membres de la fratrie trouvera sa voie au cœur de l’effervescence américaine de l’époque. Les destins entremêlés de ces chercheurs d’or et chasseurs de baleines captivent le lecteur d’un bout à l’autre. (Seuil, 2018, 496 p.)

L’ami
par Sigrid Nunez

Ne vous laissez pas berner par l’adorable danois de la couverture. Oui, il y a effectivement un chien, Apollon, dans l’histoire, mais cette dernière va bien au-delà du roman consacré aux animaux. Quand un auteur renommé se donne la mort, sa troisième épouse contacte la meilleure amie de celui-ci pour lui demander d’adopter le chien gigantesque. Après quelques refus, l’amie finit par l’accueillir dans son minuscule appartement de New York. Au fil de cette curieuse cohabitation, la narratrice, professeure universitaire, réfléchit au lien particulier qui l’unissait à son ami et à leur amour commun de la littérature. Un texte qui joue entre l’essai et la fiction, à découvrir d’une traite. (Traduction de Mathilde Bach, Stock, 2019, 288 p.)

La femme aux cartes postales
par Jean-Paul Eid et Claude Paiement

Ce roman graphique évoque, à la fin des années 1950, la riche époque des cabarets de Montréal, où Rose, qui a quitté sa Gaspésie natale, rêve de chanter, accompagnée de musiciens de talent. Quarante ans plus tard, en Gaspésie, un homme achète une maison abandonnée, où il trouve un piano désaccordé et des photos qui percent un jour dans les secrets de cette femme passionnée. À lire en écoutant de vieux airs de jazz. (La Pastèque, 2016, 232 p.)

Les commentaires sont fermés.