15 livres à dévorer à l’hiver 2023

La rentrée littéraire hivernale s’annonce riche en découvertes, tant au rayon des romans et recueils québécois que du côté des traductions et des livres étrangers. Parmi les titres dévoilés, voici ceux qui retiennent l’attention de notre chroniqueuse.

montage : L’actualité

Des recueils intrigants

L’ancien journaliste aux faits divers Serge Labrosse rassemble dans Bordel de vie des nouvelles courtes aux thèmes variés — la trahison, l’amour… les chiens ! — et au ton très direct. (Lévesque éditeur, janvier)

Dans Le silence des braises, son premier recueil, Alec Serra-Wagneur se laisse inspirer par l’idée de prendre la route. L’auteur, grand marcheur, a été finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada. (La maison en feu, février) 

Finalement, avec La libellule rouge, Chih-Ying Lay propose 10 nouvelles écrites du point de vue d’un jeune scientifique gai, ce qui lui permet de montrer, en trame de fond, les tensions sociales à Taïwan. (Hashtag, mars) 

Des premières fois électrisantes

L’émouvant récit Voir Montauk, de Sophie Dora Swan, raconte l’histoire d’une femme qui prend soin de sa mère dans les derniers instants de sa vie. (La Peuplade, janvier)

Si romandamour n’est pas le premier livre d’Amélie Dumoulin (Fé M Fé, entre autres), il s’agit de sa première incursion dans la fiction pour adultes. L’autrice y emprunte la voie du journal intime pour dépeindre son quotidien à une amie décédée dont elle a adopté les trois enfants orphelins. Plus près de l’histoire qui donne un sourire que du drame, ce livre sera bienvenu au cœur de la grisaille hivernale ! (Québec Amérique, janvier) 

Des valeurs sûres pour tous les goûts

Au retour des Fêtes, Daniel Pennac lancera l’attendu Terminus Malaussène, huitième et ultime roman de la série des Malaussène. (Gallimard, janvier)

Du côté américain, l’auteur Colson Whitehead (qui a déjà remporté deux prix Pulitzer pour ses romans précédents) propose une plongée dans le Harlem des années 60 avec Harlem shuffle. (Albin Michel, janvier)

L’auteur de romans d’espionnage John le Carré nous a quittés il y a plus de deux ans, et c’est maintenant qu’on peut enfin lire L’espion qui aimait les livres, une petite plaquette dont l’action se déroule notamment dans une librairie du Suffolk. (Seuil, janvier)

Pour son troisième roman, Hotline, l’auteur libanais Dimitri Nasrallah a pu compter sur l’écrivain Daniel Grenier pour la traduction efficace de l’histoire d’une mère qui quitte Beyrouth avec son fils unique pour se déposer à Montréal. Le roman en version originale est déjà sur la liste préliminaire du prix Giller. (La Peuplade, février)

La version française du roman The Strangers, de l’autrice métisse Katherena Vermette, poursuit l’histoire amorcée avec Ligne brisée (gagnant du Combat des livres 2018), où une jeune femme subit une agression violente qui cause des remous dans toute la communauté. Le titre de la traduction n’est pas fixé, mais on sait que c’est l’autrice québécoise Mélissa Verreault, lauréate d’un Prix littéraire du Gouverneur général en 2022 (en traduction), qui a traduit l’ouvrage. (Québec Amérique, mars)

L’auteur de romans policiers Jacques Côté a cette fois puisé dans le monde des motards criminels et de la mafia pour pondre Requiem américain, où deux frères, l’un qui trempe dans le crime organisé et l’autre qui traque les malfaiteurs, vont devoir s’affronter dans une guerre sans précédent. (Flammarion Québec, février)

Électrons libres pour lecteurs curieux

Notre part de nuit, de l’autrice argentine Mariana Enriquez, fait plus de 800 pages, mais a tout de même ravi le jury du Prix des libraires l’an dernier. Une fresque familiale d’inspiration gothique à découvrir en format poche. (Alto, janvier)

Il y a aussi beaucoup d’attentes pour la version française d’une bande dessinée dont l’original a été finaliste, dans la catégorie Romans et nouvelles, des Prix littéraires du Gouverneur général 2021. Père fictif, de Joe Ollmann, raconte l’histoire d’un peintre raté dont le père bédéiste a, lui, connu la gloire. (La Pastèque, janvier)

Le deuxième opus de Valérie Jessica Laporte, Asymétrique, renoue avec la touchante protagoniste de Méconnaissable, récit d’une fugue du point de vue de cette jeune enfant autiste. La même jeune fille, maintenant préado, surmonte de nombreux défis au quotidien. (Libre Expression, mars)

Le roman Le fils du Trickster, traduction du premier tome d’une trilogie fantastique de la romancière autochtone Eden Robinson, raconte le parcours difficile d’un jeune homme, issu d’une famille dysfonctionnelle, qui commence à avoir des visions où apparaît un corbeau… qui parle. Si vous êtes curieux, la série télé inspirée de l’œuvre est offerte sur l’Extra de Tou.tv. (vlb, mars)

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