15 questions à l’humoriste Guillaume Wagner

Et il parle de pépine, de lutte, de Madonna, de Jean-Martin Aussant et des amies de sa blonde.

Combien avez-vous dans vos poches ?

Aucun argent liquide. Juste une carte de débit, d’ailleurs parfois démagnétisée.

 

Par quelle femme souhaiteriez-vous être massé ?

Honnêtement ? Par une femme qui sait masser !

 

Si vous perdiez vos clés de voiture ?

Ça m’est déjà arrivé. Et j’étais complètement démuni. Je ne savais pas qui appeler. Il a fallu qu’une personne m’explique comment les adultes se débrouillent quand survient un pépin comme celui-là.

 

Si vous deviez admirer un homme ou une femme politique ?

Je suis très ami avec Jean-Martin Aussant, chef d’Option nationale. C’est lui qui a fait en sorte que je suis moins cynique. Il veut faire avancer les mêmes idées que moi et il a été élu : je n’ai pas le droit d’être cynique.

 

La chose la plus inutile que vous connaissiez ?

Je peux nommer tous les lutteurs des années 1990, même ceux qui n’ont fait qu’un combat à la WWF. Quel talent inutile !

 

Incarnation dans une vie antérieure ?

Bill Hicks, humoriste américain mort en 1994. Mais je suis né en 1983, ça ne marche pas…

 

Citez un artiste que vous n’iriez pas voir en spectacle.

J’exècre Madonna, que ma blonde adore. Je ne connais rien en musique, mais je déteste tout ce qui est pop bonbon, tout ce qui joue le jeu du système de consommation.

 

Est-il vrai que, plus jeune, vous vouliez devenir lutteur ?

J’ai été énormément déçu quand j’ai appris, autour de 12 ans, que c’était arrangé. Je me suis tourné vers la boxe, dont je suis fana. Je me suis entraîné au même gym que Lucian Bute. Lors d’un échange musclé, tu n’as pas le choix d’être sur tes gardes et d’avoir les meilleurs arguments possibles. Ça teinte un peu mon style « confrontateur ». On peut voir l’humour comme un sport de combat.

Vous considérez-vous comme un humoriste pour hommes ?

Je pense que oui, mais j’aimerais que non, car je suis très féministe. Pour avoir une société plus juste et plus libre, Il ne suffit pas de défendre les femmes, mais de leur donner du pouvoir. Il y a des choses qui n’ont pas de bon sens au Québec et je crois que c’est aux femmes à le dire.

 

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

Ces temps-ci, une pépine. Il y a des chantiers de construction de condos autour de chez moi et le bruit des excavatrices accompagne mon petit-déjeuner. (Il habite tout près du quartier Griffintown, en fol essor.)

 

Êtes-vous susceptible ?

Oui, très. Je tiens ça de mon père, je peux me mettre en colère rapidement. Je suis très émotif.

 

Votre fond d’écran d’ordinateur ?

Une photo de ma blonde et moi, Kim [Lizotte, humoriste elle aussi] avec mon neveu dans les bras.

 

Que dites-vous quand vous entrez quelque part et qu’on vous demande une blague ?

Je dis que je ne suis pas Gilles Latulippe, que je ne connais pas de joke. Je trouve ça lourd d’être un humoriste quand, dans une entrevue par exemple, on s’attend que je fasse rire. Je ne suis pas un clown.

 

Pourquoi les femmes parlent-elles après avoir fait l’amour ?

Moi aussi, j’aime beaucoup parler après l’amour. L’autre jour, je suis allé manger avec ma blonde et ses amies et j’ai été épaté par tout ce qu’elles se racontent, leur sensibilité, leur ouverture d’esprit. Avec mes amis, on reste plutôt en surface. Il ne faudrait pas creuser tel ou tel sujet, ça mettrait tout le monde mal à l’aise.

 

Que voudriez-vous que les gens retiennent de vous ?

C’est la question que m’a posée Jean-François Mercier récemment par rapport à mon spectacle. Souvent dans ma vie, j’ai voulu dire quelque chose ou faire passer un message, mais les gens ne l’ont pas capté. J’ai fait un numéro contre l’homophobie et on venait me voir à la fin pour me dire : « Eh que t’es drôle quand tu ris des fifs ! » Donc, que les gens retiennent de moi ce qu’ils veulent ! Sinon, je risque d’être déçu.

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