12 livres parfaits pour les vacances
Culture

12 livres parfaits pour les vacances

Des nouvelles, une BD, des suspenses, des histoires de toutes sortes… Des bouquins à lire à la plage autant qu’à Balconville.

1. En camping-car, par Ivan Jablonka 

Lorsqu’il était enfant, Ivan Jablonka a sillonné le monde en autocaravane avec parents et amis. Sociohistoire d’une enfance, ce livre très personnel rejoint le collectif en traitant des idées qu’on se fait de l’exil, de l’amour de son prochain, et en traçant le portrait d’une époque et d’une jeunesse révolues. Pour les nostalgiques. (Seuil, 192 p.)

2. Naissances, par Kate Cayley

Ces nouvelles font ressortir ce qu’il y a de plus étrange, mais aussi de plus lumineux à l’intérieur des êtres, qu’ils soient jeunes ou vieux, fous ou sages, aimés ou aimants. L’auteure, également directrice artistique au théâtre, met en relief leurs soifs et fragilités en passant d’une époque et d’une région à une autre avec aisance, finesse et raffinement. (Marchand de feuilles, 246 p.)

3. Ma vie avec un scientifique : La fertilité, par India Desjardins et Bach

Ils sont profondément amoureux et tout irait comme dans un film si l’envie d’avoir un bébé n’était pas entrée dans l’équation. Non parce qu’un des deux n’en veut pas, mais parce que la conception s’avère moins simple que ce qu’ils s’étaient imaginé. Dans une BD illustrée par la fabuleuse Bach, India Desjardins décrit avec un humour aussi fin que singulier les aléas d’un couple en traitement de fertilité. Un rare ouvrage sur un sujet délicat. (Éditions de l’Homme, 74 p.)

4. Le chasseur de lapins, par Lars Kepler

J’attends chaque fois le prochain Lars Kepler comme d’autres attendent le Messie. Les thrillers psychologiques de ce couple de Suédois qui écrit sous un nom de plume ont tout pour faire passer des nuits blanches, tant ils sont haletants et bien ficelés. C’est encore le cas avec Le chasseur de lapins, dans lequel on suit une affaire où un ministre a été assassiné alors qu’il se trouvait avec une prostituée. L’inspecteur Joona Linna devra faire vite, car les têtes tombent… (Actes Sud, 566 p.)

5. La punition, par Tahar Ben Jelloun

Avec l’art qu’il possède de raconter des histoires, le célèbre auteur d’origine marocaine Tahar Ben Jelloun revient ici sur les 19 mois de calvaire pendant lesquels il fut emprisonné, à l’âge de 20 ans, pour avoir manifesté pacifiquement avec d’autres jeunes dans les rues du Maroc, en 1965. Au-delà de la teneur politique du récit, il est surtout question de la naissance d’un écrivain, d’indignation et de résilience. (Gallimard, 152 p.)

6. Les querelleurs, par France Théoret

Difficile de ne pas succomber à l’incroyable ironie qui se glisse dans ce roman de la poète et essayiste France Théoret. Celle-ci ne mâche pas ses mots pour révéler les failles de la société, à commencer par le machisme au cœur de cette histoire dans laquelle un éditeur et un romancier se battent en justice pour une question de contrat. L’égo des hommes, leur domination dans le monde des lettres, leur manière de s’affirmer dans la sphère publique comme dans l’intime sont au centre de ce livre écrit au scalpel, avec lucidité. (La Peuplade, 152 p.)

7. La disparition de Stephanie Mailer, par Joël Dicker

En juillet 1984, dans une ville tranquille des Hamptons, la famille du maire se fait tuer. Un coupable est arrêté, l’affaire est classée. Vingt ans plus tard, une journaliste décèle une faille dans l’enquête et rouvre le dossier, avant de disparaître mystérieusement. Les policiers qui avaient enquêté sur ce crime à l’époque ont vieilli, mais ne sont pas rouillés pour autant… L’auteur de La vérité sur l’affaire Harry Quebert démontre de nouveau sa parfaite maîtrise du suspense. (Éditions de Fallois, 634 p.)

8. Quelle n’est pas ma joie, par Jens Christian Grøndahl

Quelle lettre écririez-vous à votre meilleure amie décédée aux côtés de votre mari… avec qui elle avait une liaison ? Et qu’écririez-vous plusieurs années plus tard alors que cette fois, c’est votre nouveau conjoint qui vient de mourir, lui qui était l’époux éconduit de la traître amie ? Parce qu’entre cœurs abandonnés, il a bien fallu se consoler. Vous me suivez ? Pas d’inquiétude, tout est limpide dans cette histoire de vengeance, de deuil et de reconstruction, qui marque et ébranle notre propre morale. (Gallimard, 160 p.)

9. Foudroyée, par Grace O’Connell

Traduit de l’anglais par l’unique Fanny Britt, ce roman est un des meilleurs suspenses qu’il m’ait été donné de lire ces dernières années. On y suit Veda, une femme en apparence rangée, qui se retrouve prise en otage dans un autobus avec d’autres passagers. Tout est étonnant dans cette histoire marquée par l’horreur, mais si bien racontée qu’elle nous laisse surtout en tête des réflexions profondes sur le courage, plutôt que sur la violence. (Boréal, 376 p.)

10. Jours brûlants à Key West, par Brigitte Kernel

« On a tous quelque chose en nous de Sagan. » C’est Brigitte Kernel qui l’écrit dans ce livre racontant deux semaines dans la vie de la fabuleuse auteure Françoise Sagan. En avril 1955, à seulement 19 ans, celle-ci est en tournée promotionnelle aux États-Unis. Par le plus agréable des hasards, elle fera des rencontres très chaudes à Key West, où elle croisera notamment Frank Merlo, l’amant de Tennessee Williams. Un livre qui nous fait jalouser la vie à une autre époque où tout semblait permis… (Flammarion, 264 p.)

11. La femme de Valence, par Annie Perreault

Claire est en vacances en Espagne. Après lui avoir confié son sac, une femme s’avance sur le toit de la terrasse du Valencia Palace et saute… L’événement hante la protagoniste, qui deviendra obsédée par la mort de cette inconnue et par ce qu’elle a laissé derrière elle. Comment reprendre le cours des choses ensuite ? Oscillant entre la tragédie et la lumière, ce premier roman vibrant interpelle le lecteur dans son rapport à la compassion et à l’empathie. (Alto, 207 p.)

12. Mardi comme mardi, par Michèle Nicole Provencher

Une émouvante autofiction qui, sur le ton de la comédie, camoufle un drame à faire pleurer tous les cœurs. Elle raconte le parcours d’une certaine Michèle Melançon, dont la mère décède d’un cancer alors qu’elle n’a que neuf ans. Placée en adoption chez des gens malveillants, elle tâchera de donner des couleurs à sa vie en noir et blanc, de se reconstruire sans cesse un peu partout, parce qu’il faut bien vivre malgré tout. (La Mèche, 210 p.)