Trois questions à Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques
Culture

Trois questions à Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques

Encore une fois cette année, l’humoriste et comédien prendra part au Zoofest, festival d’humour champ gauche fondé par Juste pour rire il y a 10 ans.

Tu seras du spectacle La table d’hôte, qui regroupe cinq humoristes ayant connu un grand succès lors du dernier Zoofest. Comment la création à cinq têtes se déroule-t-elle ?

Généralement comme ceci : on est assis autour d’une table, Arnaud Soly lance 10 000 idées à la minute, Marie-Lyne Joncas les complémente, Ève Côté prend des notes, Alexandre Bisaillon nous ramène sur terre, et moi, j’éclate de rire vraiment très (trop) fort quand c’est drôle… 

Le Zoofest s’impose comme un élément essentiel pour le développement de la relève en humour. Comment ce festival a-t-il contribué à ta carrière ?

En fait, il n’a pas contribué à ma carrière, il l’a façonnée. Dès 2011, lors de ma première participation, j’ai découvert le milieu de l’humour et ç’a été un coup de foudre. Pendant ma formation à l’École nationale de l’humour, le Zoofest est devenu pour moi une référence d’excellence. Après l’école, c’était un objectif. Je travaillais et écrivais toute l’année pour y participer. Donc, pas mal tout ce que je suis est dû au Zoofest ! Au grand malheur de mes parents.

Tu présentes un humour à la fois pragmatique et insolite. Comment ton style a-t-il évolué sur scène dans les dernières années ?

Je dirais que je me rapproche vraiment plus de ma nature. Au début, je me cachais beaucoup derrière des codes et un personnage opaque. Disons que ce n’était pas le règne de la spontanéité. Puis, un soir, je me suis aperçu que j’étais plus drôle dans la vie que sur scène… J’ai donc décidé d’importer de la vie sur scène et je me suis rendu compte que la singularité et le pragmatisme étaient toujours présents. Alors, aussi bien être encore plus naturel.

Les 16, 18, 21, 22 et 23 juillet à la salle Ludger-Duvernay du Monument-National.