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Un commissaire qui enquête sur une mystérieuse disparition en Italie, des employés d’une scierie de Roberval qui se révoltent contre leur patron, et la vie de l’actrice Maria Schneider racontée par sa cousine.

Au repos loin de sa famille, le plus célèbre des commissaires de police italiens, Brunetti, ne croyait pas devoir si rapidement reprendre du service. Mais le gardien de la villa où il réside disparaît de façon suffisamment mystérieuse pour qu’il décide de mener l’enquête. Cette nouvelle histoire de la grande Donna Leon est parmi ses meilleures des dernières années ; haletante, troublante et écrite avec cet extrême souci du détail propre à la romancière américaine, traduite dans le monde entier… sauf en Italie, où elle désire rester anonyme !

Les disparus de la lagune, par Donna Leon, Calmann-Lévy, 370 p.

Des employés d’une scierie de Roberval n’en peuvent plus de ce que leur fait vivre le patron. L’heure est à la révolte, celle qui défoule, entraîne la casse et fait craindre le pire. Or, le pire surviendra, et il fera très mal… Pour son deuxième roman, Kevin Lambert n’a pas eu peur de provoquer. Inspiré par le héros du roman Querelle de Brest, de Jean Genet, il donne un second souffle au personnage de Querelle, mais le transpose dans un Québec aussi patriarcal qu’hétérosexuel. Vous aimerez le suivre dans ses plus ardents désirs…

Querelle de Roberval, par Kevin Lambert, Héliotrope, 285 p.

 Tu as fait l’amour avec Bob Dylan dans un avion, les hôtesses ont dû vous séparer. […] Dylan s’est amouraché de toi. Tu sembles ne pas y prêter grande importance, mais tu tiens à ce qu’on le sache.

Tiré de Tu t’appelais Maria Schneider

Pour l’auteure, Maria Schneider était cette cousine fascinante venue vivre chez ses parents à l’âge de 15 ans. Pour les autres, elle était la Jeanne du Dernier tango à Paris, de Bernardo Bertolucci, film-scandale qui est devenu le linceul de ses rêves. Mais il n’y a pas eu que ça. C’est pour brosser un portrait plus exhaustif de celle qui est disparue en 2011 que Vanessa Schneider a pris la plume. Au fil de cet hommage, c’est non seulement une femme éprise de liberté qu’on découvre, mais aussi toute la frénésie des années 1970. Une splendeur biographique.

Tu t’appelais Maria Schneider, par Vanessa Schneider, Grasset, 249 p.