5 autrices québécoises à (re)découvrir

Cet été, plongez dans les plus récents romans de cinq écrivaines de talent aux univers très différents les uns des autres : Monique Proulx, Andrée A. Michaud, Nathalie Babin-Gagnon, Elise Lagacé et Anaïs Barbeau-Lavalette.

Freepik / montage : L’actualité

Cet été, notre collaboratrice lecture propose des listes de livres dans lesquels plonger tête première lors de vos vacances ou dans vos temps libres.

L’incontournable Monique Proulx

Enlève la nuit

On salue le retour de Markus, un personnage qui avait fait une apparition brève mais remarquée dans Ce qu’il reste de moi, publié en 2015. Ce jeune juif hassidique quitte sa communauté et tente de se construire des repères dans une société qu’il ne connaît pas du tout. La modernité, les livres, l’amitié, l’amour… tout ça est à apprendre. Entre les cours de français, les petits boulots et les nouvelles amitiés, réussira-t-il à trouver le bonheur ? Le lecteur refermera ce livre avec l’impression puissante d’avoir été émerveillé, tout simplement. (Boréal, 352 p.)

La mystérieuse Andrée A. Michaud

Proies

Les lieux semblent, pour cette autrice, aussi inspirants que les personnages eux-mêmes. Ici, c’est la rivière Brûlée, connue de tous au village, et qui paraît inoffensive. Quand trois adolescents décident de piquer leur tente à ses abords, personne ne se doute du drame qui se dessine. Quelqu’un serait-il avec eux, dans les bois ? Quelqu’un leur voudrait-il du mal ? Alors qu’au village, il y a fête, les trois ados devront fuir, coûte que coûte. Une ambiance anxiogène, un suspense psychologique habilement ficelé. (Québec Amérique, 344 p.)

La touchante Nathalie Babin-Gagnon

Les choix de Marie

Ce roman sur l’amitié féminine porte en lui une force insoupçonnée : celle de raconter une relation sur plus de 30 ans, autant dans ses moments intenses que dans son banal quotidien. Lauréanne et Marie se rencontrent à Val-d’Or. Rapidement, les deux adolescentes se promettent de quitter l’Abitibi pour étudier, puis faire carrière à Montréal. Alors que le destin de Lauréanne semble tracé d’avance, la trajectoire de Marie est plus complexe et semée d’embûches. L’amitié peut-elle survivre aux bouleversements de la vie ? C’est à cette grande question que l’autrice répond avec brio. (Libre Expression, 296 p.)

La comique Elise Lagacé

Une chance qu’on s’aime, tome 1 :Chère Dolorès

En un instant, la vie de Dolorès prend une tournure inattendue : elle apprend que son conjoint des 20 dernières années (une vedette qui joue dans des films plutôt moches) est allé voir ailleurs. Au même moment, le père de Dolorès décède et lui lègue son entreprise de mécanique. La jeune mère de trois garçons — qui est aussi DJ à ses heures — retroussera ses manches et reviendra au bercail, prête à refaire sa vie. Mais rien ne sera facile ! Un roman drôle, doté d’une tendance à l’autodérision bien assumée. (Édito, 336 p.)

L’irremplaçable Anaïs Barbeau-Lavalette

Femme forêt

Parmi les romans où la pandémie est évoquée, celui-ci est assurément le plus lumineux. L’autrice y raconte le quotidien de deux familles parties s’enfermer dans une maison centenaire, à l’orée d’une forêt. On renoue avec la nature, prend le temps de s’ennuyer, de jouer et de se chicaner. Les souvenirs dissimulés refont surface au fur et à mesure que l’on croise les voisins de ce rang éparpillé. La belle folie des enfants — et parfois leur grande sagesse — étonne et ravit. À la fois cru et tendre, c’est un texte qui accroche le cœur. (Marchand de feuilles, 294 p.)

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