5 livres courts qui se lisent d’une traite

À moins de 200 pages, ils sont parfaits pour ceux qui aiment leur lecture en mode espresso. 

montage : L’actualité

Cet été, notre collaboratrice lecture propose des listes de livres dans lesquels plonger tête première lors de vos vacances ou dans vos temps libres.

Jardin radio

de Charlotte Biron

Ce premier récit de Charlotte Biron s’intéresse à l’expérience personnelle de la maladie, mais en abordant précisément la convalescence, cet espace-temps bien particulier où coexistent l’attente et la douleur. L’autrice raconte ce qui se passe dans sa tête à partir de ce qui se passe dans ses oreilles durant cette période : chansons, balados, entrevues, émissions de radio. On a envie de puiser dans ses références pour pousser plus loin la réflexion.

(Le Quartanier, 136 p.)

Quatre histoires de famille

de Bernard Émond

Ces nouvelles sont un tel concentré d’émotion que chacune pourrait être le point de départ d’un roman-fleuve ! Dans ce recueil, le cinéaste renoue avec les thèmes qui lui sont chers : la famille, l’amour perdu et retrouvé, la fin sous toutes ses formes. L’histoire d’une femme qui a abandonné homme et enfant puis qui vient terminer sa vie auprès d’eux après plusieurs décennies est superbe, mais les quatre nouvelles sont si uniques que le lecteur trouvera son compte au fil de toutes ces pages.

(Leméac, 128 p.)

Toucher la terre ferme

de Julia Kerninon

Il y a une grande beauté dans ce récit qui raconte comment l’autrice est arrivée à réconcilier la jeune femme éclatée avec la mère protectrice, fatiguée et parfois dépassée qu’elle est devenue lors de la naissance de son premier enfant. Parmi les livres sur la maternité, celui-ci se distingue en s’ancrant plus fortement dans l’ambivalence que dans un discours très tranché. Julia Kerninon aborde ses souvenirs et interroge ses limites franchement et sans censure. Un texte prenant qui vit au-delà de sa lecture.

(Annika Parance, 96 p.)

Bienvenue, Alyson

de J.D. Kurtness

Avec leur toute nouvelle collection « Solstice », les Éditions Hannenorak offrent des textes courts pour découvrir les littératures et cultures autochtones. Dans la première cuvée, cette autrice innue du Saguenay propose une dystopie sympathique où des champignons ont pris le contrôle du monde. Des gens qui s’éteignent heureux, le sourire aux lèvres, voilà de quoi dépayser les lecteurs. Pas glauque pour deux sous, cette histoire donne quand même à réfléchir à notre propre survivance.

(Hannenorak, 36 p.)

Débarqués

d’André Marois et Michel Hellman

Ce roman graphique nous plonge rapidement dans l’action : deux hommes un peu louches, Gil et Jean-Fran, se voient confier la mission particulière de transporter deux jeunes handicapés vers un endroit lointain où on prendra soin d’eux. Mais la route est longue et semée d’imprévus… et de quelques malaises assez rigolos ! Les liens qui se tissent au sein de ce quatuor sauront-ils résister aux difficultés rencontrées ? Un livre plein d’humanité aux nombreux rebondissements : on en aurait pris davantage !

(La Pastèque, 104 p.)

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