6 suggestions littéraires pour accueillir l’automne

Ce mois-ci, François Blais nous revient avec une réflexion sur l’avenir où se côtoient la philosophie et la science-fiction, et Cassie Bérard propose un polar qui aborde de front l’incarcération.

Montage L'actualité

La seule chose qui intéresse tout le monde

de François Blais

2098. Un agent suédois est chargé de déterminer le degré d’humanité d’une premika, un modèle d’androïde doté d’une intelligence beaucoup plus élevée que la nôtre, conçu pour un milliardaire installé en plein cœur de la Mauricie. Dans ce livre où se côtoient la philosophie et la science-fiction, François Blais est de retour avec son humour grinçant, mais il nous offre surtout une réflexion d’une étonnante acuité sur ce que nous réserve l’avenir. (L’instant même, 174 p.)

Nous vivions dans un pays d’été

de Lydia Millet

En vacances dans une maison au bord d’un lac, des jeunes glandent, s’assurant de se tenir loin de leurs parents, qui s’enfilent cocktails et drogue en papotant. Quand une tempête s’abat sur la région, les adolescents ne peuvent compter sur leurs aînés, apathiques et désorientés. Déterminés à survivre, ils trouvent refuge dans une ferme abandonnée. Narré par la jeune Eve, le roman raconte comment un groupe aux forces insoupçonnées tente d’échapper au sort funeste qui semble le guetter. (Traduction de Caroline Bouet, Les Escales, 256 p.)

Double Nelson

de Philippe Djian

Luc est un auteur bien en vue qui utilise le même stratagème depuis plusieurs livres : quand il stagne, il largue son amoureuse du moment, ce qui le plonge dans une transe créatrice productive. Mais lorsqu’il tente de quitter Édith, agente des forces spéciales, cela ne se déroule pas comme prévu. Ciblée par des mercenaires, la femme n’a d’autre choix que de se terrer chez son ex. Et si l’amour et la créativité pouvaient cohabiter ? Un roman sympathique d’un auteur apprécié. (Flammarion, 240 p.)

Une odeur d’avalanche

de Charles Quimper

Campé dans le quartier ouvrier de Saint-Sauveur, à Québec, ce roman a une douceur qui réchauffe le cœur. Alors que des inondations, des séismes et même une pluie de grenouilles s’abattent sur le secteur, on y découvre aussi de curieuses amitiés, de farouches conflits et de grandioses histoires d’amour. Ce livre très court déborde de petites ruelles narratives où l’on croise des personnages attachants, dont King Kong, un chien qui s’enflamme littéralement. Au fil du roman, on a même droit à quelques chroniques intitulées « La pie de Saint-Sauveur », qui décrivent la faune — humaine et aviaire ! — du quartier avec brio. (Alto, 162 p.)

La recette de la femme parfaite

de Karma Brown

Quand Alice est injustement congédiée, son amoureux lui propose d’acheter une grande maison en banlieue de New York. Elle pourra y écrire un roman et, ensemble, ils y fonderont une famille. Mais la jeune femme est un peu tiraillée : est-ce vraiment ce qu’elle veut ? Au sous-sol de la maison, elle tombe sur des magazines féminins des années 1950 dans lesquels se trouvent des notes et des lettres de Nellie, l’ancienne propriétaire, qui semble avoir vécu un mariage raté. Est-ce ce qui attend aussi Alice ? Truffé de recettes et de conseils « féminins », le récit alterne deux époques avec fluidité.  (Traduction de Caroline Lavoie, Éditions de l’Homme, 360 p.)

L’équilibre

de Cassie Bérard

L’idée de départ intrigue : dans un futur proche, le système carcéral est complètement repensé. Terminées, les prisons-dortoirs ! Maintenant, les prisonniers vivent dans des cellules individuelles sur les terrains de propriétaires dont c’est le devoir citoyen de les héberger. Quand les détenus commencent à s’échapper, Estelle, une inspectrice pour le gouvernement, doit enquêter sur ces disparitions. Ce nouveau système est-il aussi infaillible que prévu ? En voulant repenser la liberté des uns, le gouvernement a-t-il échoué ? Un polar intéressant, qui aborde de front des thèmes comme la responsabilité et l’incarcération. (La Mèche, 270 p.)

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