7 questions à 7 cantatrices d’ici

Les cantatrices sont des oiseaux migrateurs. Elles volent autour du globe, égrenant en chemin leurs vocalises aériennes. Parfois, on les voit passer en vitesse, et on se demande où elles vont ; mais on les aperçoit moins souvent qu’on ne les entend. Qui sont ces mystérieuses créatures dont la voix porte au-delà des océans ? Sept d’entre elles ont bien voulu répondre à quelques questions légères, qui sondent plaisamment la vie secrète des artistes lyriques.

7 questions à 7 cantatrices d'ici
Photo: Yves Renaud

Michèle Losier

Experte en « rôles de pantalon », elle joue souvent des garçons sur scène. Formée à l’Université McGill, la mezzo a débuté en enfilant la culotte de Cherubino, en 2003, année où l’Opéra de Montréal a présenté Les noces de Figaro, de Mozart. Depuis, elle trimballe ses valises en Europe, de la Scala de Milan au Royal Opera House de Londres, jusqu’à la Haus für Mozart, à Salzbourg. Prochain arrêt : Paris, Théâtre des Champs-Élysées. En voilà une qui sait où elle va, que ce soit en robe de bal ou en pourpoint…

1. Que chantez-vous sous la douche quand personne n’écoute ?

Rien ! Je ne chantonne presque jamais. Il m’arrive de faire quelques vocalises, en préparant le déjeuner, par exemple. Miam-miam-miam-miaaam… Mais c’est tout.

2. Quel personnage d’opéra vous ressemble le plus ?

J’aime tous les personnages de mecs. Ils sont fougueux, optimistes, naïfs, parfois. Ils ont une capacité de s’émouvoir et d’aimer. Ce sont des ados ! J’en ai joué plusieurs, comme Octavian, un jeune homme très épris, dans le Chevalier à la rose, de Strauss.

3. Quel grand compositeur vous fait grincer des dents ?

Carl Czerny [pianiste autrichien du 19e siècle célèbre pour ses œuvres pédagogiques]. J’ai trop répété ses études quand j’étais petite.

4. Êtes-vous du style disque vinyle ou MP3 ?

MP3. J’achète les œuvres dans ce format et je les télécharge sur mon ordi. Comme je suis toujours en voyage, c’est plus facile ainsi.

5. Quel don de la nature aimeriez-vous posséder en plus de votre voix ?

Ma voix n’est pas un don ! Tout au plus un potentiel. Il y a 10 ans, je me trouvais talentueuse. Aujourd’hui, j’ai plus de perspective… Cela dit, j’aimerais pouvoir dessiner. Ou méditer.

6. Quel est votre truc de diva pour protéger votre gorge ?

Dormir. Un sommeil réparateur vaut encore mieux que toutes nos petites tisanes et pilules.

7. Un moment parfait pour vous, c’est…

Être dans les bras de mon amoureux, chez nous, à Bruxelles.

 

 

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Pascale Beaudin

Après avoir passé son enfance à potasser des partitions dans des chorales du Nouveau-Brunswick, la soprano acadienne n’a surpris personne en terminant des études de chant à l’Université de Montréal. Dès ses débuts, en 2007, elle se démarque par la fraîcheur de son jeu et l’expressivité de sa voix aux inflexions chaleureuses. Elle a souvent chanté en France, notamment à l’Opéra national de Lorraine, où elle jouait l’an dernier Frasquita dans Carmen, de Bizet. Ses compatriotes pourront l’entendre en mai, quand l’Opéra de Québec présentera Falstaff, de Verdi.

1. Que chantez-vous sous la douche quand personne n’écoute ?

Jamais la musique que je dois interpréter. Je fais une distinction entre le temps où je travaille et celui où je me lave ! Mon « répertoire de douche » va de Paolo Conti aux Beatles. Parfois, j’essaie des airs de ténor ou de baryton.

2. Quel personnage d’opéra vous ressemble le plus ?

Susanna, dans Les noces de Figaro, de Mozart. À l’opéra, on joue souvent des déesses, des comtesses, des personnages de tragédie. Elle, c’est une vraie personne. Pour épouser son Figaro, elle surmonte bien des embûches, grâce à son intelligence et à sa finesse. Non, je ne veux pas dire par là que je suis intelligente et fine ! Mais ce personnage de servante me plaît beaucoup.

3. Quel grand compositeur vous fait grincer des dents ?

Sans aller jusque-là, j’avoue que les grands opéras français me séduisent moins que les autres. Gounod, Massenet… J’aimerais mieux leurs œuvres si je les chantais plus souvent, sans doute.

4. Êtes-vous du style disque vinyle ou MP3 ?

MP3. Essayez donc de mettre un vinyle dans un baladeur !

5. Quel don de la nature aimeriez-vous posséder en plus de votre voix ?

Le sens de l’orientation. Mon chum met les pieds dans une ville nouvelle et se rend où il veut. Moi, je dois demander mon chemin aux gens. Souvent, ils ne le connaissent pas plus que moi, alors je me perds constamment.

6. Quel est votre truc de diva pour protéger votre gorge ?

Boire plus d’eau… que de vin ! L’alcool dessèche la gorge, comme le thé et le café. Mais je n’en fais pas une religion. Le soir, avant une audition, une p’tite bière, ça m’aide à dormir.

7. Un moment parfait pour vous, c’est…

Sur scène, quand tous les interprètes s’écoutent. C’est comme si on dansait ensemble. Une symbiose se produit. La musique se fond en une seule entité et s’élève au-dessus de nous. Ces moments-là sont précieux.

Photo: Yves Renaud

 

 

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Julie Boulianne

Née dans une famille saguenéenne qui se nourrissait de notes autant que de pain, elle a commencé le piano à l’âge de quatre ans. Après ses études à l’Université McGill, la mezzo a amorcé une ascension rythmée, gravissant chaque marche jusqu’à la scène mythique du Metropolitan Opera de New York, où elle a chanté deux fois l’an dernier (notamment Diane dans Iphigénie en Tauride, de Gluck). Elle est très sollicitée aux États-Unis. Son timbre chaud est souvent comparé à l’or ou à l’ambre, ce qu’elle résume avec humour en affirmant avoir une voix « jaune » !

1. Que chantez-vous sous la douche quand personne n’écoute ?

Des stupidités, que j’essaie de chanter le plus mal possible. Je rends ma belle-mère complètement folle par mon aptitude à bien fausser !

2. Quel personnage d’opéra vous ressemble le plus ?

Rosine, dans Le barbier de Séville, de Rossini. Il y a un air qui dit : « Je suis sage et docile, mais si on me pique à un endroit sensible, je peux devenir une vipère… »

3. Quel grand compositeur vous fait grincer des dents ?

Il y a des compositeurs dont je me lasse plus vite, des trucs que je trouve moins géniaux que d’autres, mais je ne grince jamais des dents.

4. Êtes-vous du style disque vinyle ou MP3 ?

Vinyle, bien que je rachète en CD les disques qui ont marqué mon enfance.

5. Quel don de la nature aimeriez-vous posséder en plus de votre voix ?

Le don d’ubiquité. Comme ça, je pourrais aller chanter loin de chez moi tout en restant auprès des gens que j’aime.

6. Quel est votre truc de diva pour protéger votre gorge ?

Il n’y a rien qui fonctionne vraiment ! Ma devise : ce qui est bon pour le corps est bon pour la gorge.

7. Un moment parfait pour vous, c’est…

Le moment présent… mais on s’entend qu’il est difficile à saisir.

Photo: © 2011 Clive Grainger

 

saha

Sasha Djihanian

Elle a commencé les cours de chant à 12 ans ! Aujourd’hui dans la mi-vingtaine, la soprano demeure une débutante en art lyrique. Les connaisseurs entendent néanmoins mille promesses dans sa jeune voix, déjà ronde et chaude, servie par une diction claire. La diplômée du Conservatoire de musique de Montréal s’est rendue l’an dernier en finale des auditions du Met de New York, en plus de remporter celles de la Compagnie d’opéra canadienne de Toronto. En janvier, elle partait en Italie, à Bari, jouer Micaëla dans Carmen, de Bizet.

1. Que chantez-vous sous la douche quand personne n’écoute ?

Je fredonne parfois les passages les plus difficiles des œuvres auxquelles je travaille. Mais c’est rare. Quand je joue au karaoké, par contre, attention ! Je chante avec passion les succès de Whitney Houston et de Céline Dion.

2. Quel personnage d’opéra vous ressemble le plus ?

Je viens d’interpréter Micaëla, dans Carmen, de Bizet. Sa bonté, son courage, sa persévérance, sa loyauté sont des qualités importantes pour moi. Elle est prête à mettre sa vie en danger pour sauver l’homme qu’elle aime.

Mais chaque fois qu’on aborde un rôle, on trouve de soi ! L’été dernier, aux États-Unis, j’ai joué dans un opéra inspiré des sorcières de Salem, The Crucible [composé en 1961 par Robert Ward]. J’interprétais une jeune fille qui accuse faussement des voisins de sorcellerie pour les faire pendre ou emprisonner. Pas très sympathique… Je me demandais comment j’allais faire. Finalement, j’y suis arrivée. Un lien se crée toujours entre l’interprète et son personnage.

3. Quel grand compositeur vous fait grincer des dents ?

Même quand j’entends une œuvre dont je ne raffole pas, si je garde l’esprit ouvert, je finis par être touchée. Mais j’admets que je ne suis pas fan de la musique atonale-sérielle-dodécaphonique, composée au début des années 1920 par des compositeurs comme Schönberg, Berg et Webern.

4. Êtes-vous du style disque vinyle ou MP3 ?

Le MP3 est la meilleure invention du 20e siècle ! Je suis une fille pratique…

5. Quel don de la nature aimeriez-vous posséder en plus de votre voix ?

J’aimerais tellement pouvoir composer. Je suis captivée par cette faculté qu’ont certaines personnes de traduire images et émotions dans une musique qui va susciter à son tour d’autres images et émotions. Parler ce langage universel est un grand don. Écrire toutes les mélodies d’un opéra, les orchestrer avec vents et cordes, marier ces couleurs à la voix… Je serais curieuse de passer une journée dans la tête d’un compositeur pour voir comment ça se passe.

6. Quel est votre truc de diva pour protéger votre gorge ?

J’ai plein de potions magiques, qui fonctionnent sans doute à l’effet placébo ! En général, j’essaie d’avoir un mode de vie sain et une alimentation équilibrée. Je bois beaucoup d’eau, je dors bien, je fais de l’exercice. Et pendant la saison froide, je porte toujours un foulard et un cache-oreilles, même à 10 °C.

7. Un moment parfait pour vous, c’est…

Être entourée des gens que j’aime et, soudain, me rendre compte à quel point on est chanceux d’être là. En vie et ensemble. Ces moments surviennent souvent de façon spontanée, autour de la table, devant une bonne bouffe arrosée d’une bouteille de vin… Alors, je savoure pleinement le moment présent.

Photo: Youtube

 

 

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Marianne Fiset

Chanter le rôle-titre de Manon, de Massenet, à l’Opéra national de Paris-Bastille ? Cette soprano semblait ne pas croire à sa chance au moment d’entrer en scène, en janvier dernier. Cette diplômée du Conservatoire de musique de Québec a parcouru bien du chemin en quelques années de métier. En 2005, elle débutait à l’Opéra de Montréal en incarnant Adza dans L’étoile, de Chabrier. Depuis, elle a décroché des rôles aussi bien en Europe qu’en Amérique. Les critiques louangent en chœur la grande beauté de sa voix, soutenue par une solide technique.

1. Que chantez-vous sous la douche quand personne n’écoute ?

Rien ! C’est pour moi un moment de silence et de détente. Il m’arrive, rarement, de faire quelques vocalises pour vérifier si ma voix est en forme.

2. Quel personnage d’opéra vous ressemble le plus ?

Je n’ai pas encore trouvé ma copie conforme. Mais je connais bien Mimi, que j’ai jouée souvent dans La bohème, de Puccini. Elle a une sorte de mélancolie qui me convient. C’est un personnage doux et tranquille, avec une certaine détermination, tout de même. Quand elle va cogner chez Rodolfo pour avoir du feu, elle sait très bien ce qu’elle fait. Elle s’en va le cruiser !

3. Quel grand compositeur vous fait grincer des dents ?

Je dois admettre que Haydn n’est pas mon favori. Sa musique ne se prête pas à ma voix.

4. Êtes-vous du style disque vinyle ou MP3 ?

Je préfère le charme du vinyle, mais côté pratique, quand je voyage, j’aime avoir la musique à laquelle je travaille à portée de main. Je suis plus dans le camp du MP3, donc.

5. Quel don de la nature aimeriez-vous posséder en plus de votre voix ?

Il y en a tant ! J’aimerais avoir un Q.I. exceptionnel. Ou la force de caractère d’un Gandhi. J’aimerais pouvoir devenir membre de Médecins sans frontières pour sauver des vies. Dans la réalité, je ne tiendrais jamais un bistouri sans trembler…

6. Quel est votre truc de diva pour protéger votre gorge ?

Une tisane très simple : gingembre, jus de citron et miel. Et je ne sors jamais sans foulard, même en été. Dès que je sens un courant d’air, je me couvre.

7. Un moment parfait pour vous, c’est…

Quand je suis sur scène, que je me sens en forme et que j’ai du plaisir à chanter. Je n’ai pas à user de ma technique pour compenser la fatigue de ma voix. C’est comme si j’étais à la fois ailleurs et présente. Ces moments-là sont magiques.

Photo: Yves Renaud

 

 

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Hélène Guilmette

Cette bachelière en éducation musicale de l’Université Laval exerçait le métier de ses rêves. Enseigner son art, quel bonheur ! Aussi a-t-elle hésité avant de troquer sa classe de Chaudière-Appalaches contre les grandes scènes d’Europe. La soprano s’est finalement rendue aux arguments du chef d’orchestre Bernard Labadie, convaincu du potentiel de sa voix agile aux aigus délicats. Elle a débuté à l’Opéra de Québec, en 2003, dans Rigoletto, de Verdi. Depuis, elle a chanté au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, au Palais Garnier, à Paris, au Bayerische Staatsoper, à Munich. Et la liste s’allonge…

1. Que chantez-vous sous la douche quand personne n’écoute ?

Comme l’acoustique est super, j’en profite pour tester des effets sur des œuvres auxquelles je travaille. C’est dans mon auto que ça fait dur ! Je chante par-dessus les vieux succès de Laurence Jalbert ou d’Isabelle Boulay. Ou encore les chansons de Fred Pellerin, que j’adore.

2. Quel personnage d’opéra vous ressemble le plus ?

Susanna, dans Les noces de Figaro, de Mozart. Elle passe par toute la gamme des émotions ; je suis sensible et expressive de nature, alors ça me va. Elle est vivante et pétillante, comme moi. Elle aime jouer des tours, comme moi !

3. Quel grand compositeur vous fait grincer des dents ?

J’aime tous les genres musicaux. Cependant, je garde un mauvais souvenir d’une œuvre entendue dans un cours de littérature musicale au cégep. Iannis Xenakis [compositeur français du 20e siècle] l’avait composée avec des bruits d’ambiance joués en boucle. On entendait là-dedans une vitre qui cassait et éclatait. Ça me donnait envie de griffer…

4. Êtes-vous du style disque vinyle ou MP3 ?

Plutôt gramophone ! Mon mari et moi, on adore les antiquités. On a acheté un appareil, sur lequel on fait jouer de vieux disques d’Alys Robi. Quand l’aiguille est fatiguée, ça fait « criicchhh ». Mais le feeling est extraordinaire.

5. Quel don de la nature aimeriez-vous posséder en plus de votre voix ?

Avoir la bosse des maths et des sciences m’aurait plu. J’admire mon chum, qui est médecin. Mais alors, je n’aurais pas pu chanter…

6. Quel est votre truc de diva pour protéger votre gorge ?

Je suis toujours en train de me désinfecter les mains avec une solution antiseptique. C’est ma seule obsession, et je l’assume ! Un chanteur ne peut pas tomber malade. Chanter avec une toux, c’est l’enfer.

Je porte aussi un masque médical dans l’avion. C’est mon ami Andreas Scholl [un contreténor allemand de grande réputation] qui m’a passé le truc. Depuis, je ne tombe plus malade en voyage. Évidemment, j’avertis mon voisin que je porte un masque pour me protéger des microbes, pas pour contenir une maladie contagieuse…

7. Un moment parfait pour vous, c’est…

Quand je reviens de l’étranger après une longue absence. Le premier matin passé chez moi, je le savoure tellement. Je me réveille auprès de mon chum… puis je me fais des toasts creton-moutarde-fromage orange, que je déguste avec un café au lait. Ce n’est peut-être pas idéal pour la nutrition, mais c’est bon pour le moral en tabarouette !

Photo: Julien Faugère

 

 

mjlordMarie-Josée Lord

Le charisme en robe de bal ! La soprano a fait ses débuts à l’Opéra de Québec, en 2003, en interprétant Liù dans Turandot, de Puccini ; mais c’est en jouant Marie-Jeanne dans le Starmania lyrique qu’elle a conquis le public. Cette diplômée du Conservatoire de musique de Québec possède une voix dramatique dotée de puissants aigus, et surtout, une intense présence scénique. Si cette diva atypique a peu chanté à l’étranger, elle exporte désormais jusqu’en Belgique son spectacle Bouillon, une sélection de beaux airs. Son approche détendue fait beaucoup pour initier le grand public au chant classique. Elle présente ce printemps Voyage latin, qui semble aussi promis au succès.

1. Que chantez-vous sous la douche quand personne n’écoute ?

La mélodie qui me vient en tête ! Souvent un nouvel air, que j’essaie pour voir si je me sens bien dedans.

2. Quel personnage d’opéra vous ressemble le plus ?

Adèle, dans La chauve-souris, de Strauss. Les directeurs d’opéra me donnent souvent des rôles de grande dame à cause de ma prestance, mais ce sont les servantes qui me ressemblent le plus. Adèle, c’est mon genre. Elle a la tête sur les épaules, tout en ayant un côté taquin.

3. Quel grand compositeur vous fait grincer des dents ?

Disons que Wagner n’est pas mon truc. Schönberg non plus.

4. Êtes-vous du style disque vinyle ou MP3 ?

Il y a des maniaques de la cérémonie du vinyle : ils adorent le sortir du carton, le humer, le rouler entre leurs mains. Moi, j’aime la simplicité de mon iPod. Je pèse sur le piton, et wooouu, c’est parti !

5. Quel don de la nature aimeriez-vous posséder en plus de votre voix ?

Être « multifonctionnelle ». Je déteste dépendre des autres, surtout quand ils sont incompétents. Par exemple, j’ai déjà rencontré des maquilleurs qui « capotaient » en me voyant arriver parce que je suis noire. Pourquoi ont-ils choisi ce métier, alors ? Dans ces moments, je me dis que j’aimerais pouvoir faire le job moi-même. Heureusement, j’ai découvert un maquilleur extraordinaire. Mais je continue à admirer Léonard de Vinci, qui était artiste, architecte et ingénieur.

6. Quel est votre truc de diva pour protéger votre gorge ?

Je bois beaucoup de tisane. Ça donne une sorte de massage à mes cordes vocales. Tenir ces muscles au chaud leur permet de s’activer plus vite. C’est le même principe qui incite les gymnastes à porter un ensemble de sport avant la compétition.

7. Un moment parfait pour vous, c’est…

Quand je ressens une liberté totale. Sur scène, ma voix semble pouvoir faire toutes les pirouettes de la terre. Mon cerveau n’est pas sorti de moi pour m’analyser. Je vis le moment présent, sans penser à mon ragoût de pattes de cochon ! À la maison, avec mes amis, je suis libre dans le rire et le dialogue.

Photo: Youtube