Adisq : 10 moments mémorables

De quoi sourire ou s’attendrir en attendant la 38e édition, dimanche soir… 

Louis-José Houde pour le «Gala de l'ADISQ 2015». (Photo: Jean Bernier/ICI Radio-Canada/La Presse Canadienne)
Louis-José Houde pour le Gala de l’ADISQ 2015. (Photo: Jean Bernier/ICI Radio-Canada/La Presse Canadienne)

Bien sûr, il y a eu la sortie de Luc Plamondon sur les droits d’auteur trop chiches, en 1983. Et il y a eu Céline refusant le trophée remis à l’artiste anglophone de l’année, en 1990. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. Car, en 37 ans d’existence, le Gala de l’Adisq a connu son lot de moments mémorables, touchants, bizarres, cocasses, uniques ou inclassables. En voici 10, volés aux oubliettes du temps qui fuit, en attendant la 38e cérémonie, dimanche soir.

Catégorie «ouverture»

1. C’est rien qu’un début

En 1979, première télédiffusion du gala, dans le cadre feutré des Beaux Dimanches, précédée d’une présentation très classe de monsieur Henri Bergeron. Qui précise qu’en deuxième partie de l’émission, «un touchant long-métrage retracera pour nous les années pénibles de l’exil de Jean-Jacques Rousseau». Mais avant les galères du philosophe, place au Gala de l’association du disque et de l’industrie du spectacle québécois, en direct de la Place des Arts et coanimé par Dominique Michel et Denise Filiatrault. Les invités : d’Arsenault (Angèle) à Vigneault (Gilles) en passant par Lamothe (Willie).

2. Steppettes, paillettes et spray-net

Le Gala de 1985 se donne des airs de Vegas en carton, et s’ouvre sur un numéro flamboyant, mi-kitsch, mi-kétaine. René Simard, en costume en lamé, chante et surtout danse. Nanette, Marjo, Marie-Michèle Desrosiers, Michèle Richard (la plus applaudie) et Véronique Béliveau, plus scintillantes l’une que l’autre, descendent un immense escalier. Mais, on le sait, une image vaut mille mots…

Catégorie «hommages»

3. Le raté

Il y a quelques semaines, à l’émission Deux hommes en or, Dominique Michel avouait qu’elle avait trouvé cheap l’hommage que lui a offert l’Adisq l’an dernier. Difficile de lui donner tort.

4. Le réussi

«Merci, ma gang de ciboires». En 2002, sur ces paroles songées, qui cachent un gars ému malgré lui, Plume Latraverse salue le public, après un court voyage au pays de son œuvre mené à bon port par un trio solide : Kevin Parent, Garou et Daniel Boucher.

Catégorie «numéro spécial»

5. Petite jaquette, grosse vedette

Le 20e Gala, en 1998, peut compter sur une coanimatrice de calibre international. Le temps d’une parodie de La Petite Vie, Céline Dion se glisse sous le bonnet de Moman. La diva de Charlemagne prouve qu’elle sait (presque) aussi bien jouer et grimacer que chanter.

Catégorie «prestation»

6. En 1991, Jean Leloup looké Belmondo offre une interprétation spectaculaire de son succès 1990. À remarquer, la chorégraphie étrange, avec des danseurs et des œufs.

Catégorie «remerciements»

7. Klô Pelgag, révélation 2014, révèle du même coup toute son originalité. Elle remercie ses parents d’avoir fait l’amour, en ajoutant «j’espère que c’était une bonne fois. Merci à mon équipe d’accepter de se faire pitcher de la sauce St-Hubert sur la tête pendant un spectacle. J’aime la cuisine». Klô termine en remerciant au passage Messmer «de m’inspirer dans tout. Je vous souhaite le bonheur». Puis tire sa révérence en laissant l’animateur Louis-José Houde sans mots, ce qui est aussi étrange que Klô.

Catégorie «les joies du direct»

8. Le groupe de rap 83, originaire de Lévis, s’invite sur la scène au Gala de 2002, interrompant l’animateur, Guy A. Lepage, qui leur accorde 40 secondes pour livrer leur message : il y a un marché pour notre musique, aucune radio ne la supporte, on voudrait que la catégorie hip-hop soit en ondes. Un coup d’éclat qui portera ses fruits trois ans plus tard.

Catégorie «numéros inclassables»

9. Le lancer du trophée

En 2004, outré de l’absence de Richard Desjardins, multi nominé et trois fois récompensé mais retenu en Gaspésie, Guy A. Lepage lance le trophée dans les coulisses. Un geste qu’il avait pratiqué les jours précédents, dira-t-il au Journal de Montréal. Le scandale éclate, surtout quand on apprend que Desjardins aurait accepté de participer en caméra duplex, solution de rechange que ne lui a pas proposé l’Adisq. Avisé de son impair, Guy A. s’excusera. Ce sera sa dernière animation de ce Gala.

10. Le baiser

Isabelle Boulay, qui a remporté une tonne de Félix, est célèbre pour ses remerciements qui n’en finissent plus de finir. Pourtant, l’une de ses envolées a retenu l’attention pour une raison particulière. En route vers la scène pour y cueillir une énième statuette, Isabelle s’arrête pour faire la bise au chanteur Corneille. Arrivée sur scène, elle commence à livrer son discours… puis s’arrête assez rapidement, consciente que quelque chose cloche. En effet : son visage était «taché» du maquillage de Corneille, qui viendra lui-même la démaquiller. «C’est une grande leçon d’humilité», dira Isabelle, luttant contre un fou rire. Et un beau moment de télé… (à partir de 3:57 sur l’extrait)

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