Autres temps, autres champagnes

Les amateurs de champagne du XIXe siècle buvaient un nectar plus sucré et moins alcoolisé qu’aujourd’hui.

Photo : CC 2.0
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Les amateurs de champagne du XIXe siècle buvaient un nectar plus sucré et moins alcoolisé qu’aujourd’hui, révèle un biochimiste qui a analysé de grands crus âgés d’environ 170 ans, retrouvés dans une épave au fond de la mer Baltique.

Philippe Jeandet, de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, a découvert que le taux d’alcool de ce champagne s’élevait à 9,5 %, au lieu des 12 % actuels, et que ce vin était trois fois plus sucré que le demi-sec d’aujourd’hui. Il a aussi noté des concentrations plus élevées de métaux, sans doute dues aux instruments utilisés pendant la fabrication.

Un œnologue de la maison Veuve Clicquot, d’où provenaient quelques-unes des 168 bouteilles retrouvées, a été invité à goûter le précieux liquide. Il a d’abord perçu des arômes évoquant « des notes animales, le fromage et les cheveux mouillés »… Des notes plus suaves de fruits mûrs, de fleurs, d’épices et de fumée sont ensuite apparues.

L’obscurité du fond des mers, la température constante et l’absence de vibrations semblent avoir été des conditions optimales de conservation.

La maison Veuve Clicquot tente maintenant une expérience : elle a déposé 350 nouvelles bouteilles au fond de la mer Baltique et comparera tous les trois ans leur maturation à celle de bouteilles conservées en cellier.

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