Aux FrancoFolies de Montréal le 15 juin : Marco Volcy et son rhythm and blues en français, avec touche caribéenne !

Photo : Jocelyn Michel
Photo : Jocelyn Michel

Il mesure deux mètres au minimum. Vous pensez : c’est un joueur de basketball. Vous n’avez pas tort : il s’est activé pendant quatre ans au sein des Wildcats de l’Université de Northern Michigan, au temps de ses études en production médiatique. Vu sa panoplie — coiffure sculptée, rubis aux oreilles —, vous croyez ensuite avoir affaire à un rappeur : erreur. Tendre parmi les tendres, Marco Volcy — 34 ans, une épouse (infirmière praticienne spécialisée), trois enfants — chante du rhythm and blues en français, avec une touche caribéenne. Essentielle, cette touche. « Je suis né au Québec de parents haïtiens. Qui comprend ça sait tout de moi. » Une mère diseuse et comédienne, un père, Marc-Yves, immense artiste dans son pays. « Dans les années 1970, en Haïti, son groupe, Les ambassadeurs, équivalait aux Beatles. »

Auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste, arrangeur, réalisateur, producteur et ministre de la faconde : Volcy fait paraître un premier album en 2000, Âme Soul, que boudent les radios. « Du R&B francophone au Québec, ça n’existait pour ainsi dire pas. Je l’ai fait. » Il ajoute : « J’avais 20 ans et j’écrivais sur l’amour, alors que je ne connaissais rien de la vie. »

Au début des années 2000, il collabore aux maquettes et à la préproduction du premier album de Corneille, Parce qu’on vient de loin, qui explosera le palmarès. Dix ans plus tard, il retrouve son ami pour coécrire et coréaliser l’album de ce dernier, Les inséparables, duquel ressort leur duo « Elle ». Le triomphe de l’album, principalement en France, emmène les deux hommes en tournée. « À titre de chanteur, j’assurais la première partie de Corneille, puis je revenais après l’entracte dans le rôle de son directeur musical. » Les médias français le plébiscitent, lui trouvent grâce, muscle, « tchatche ». « Sans vouloir paraître hautain, je dirais que je l’avais prévu. Le public est enfin prêt à entendre ma musique. » Sur scène, corps voltigeant, il dribble sur les mots et tient la salle par sa voix, tel un bonbon sucré au cœur acide.

« Là, j’en suis à l’étape où je veux que ma carrière grandisse ici, en France et même aux Antilles. Je rêve du jour où je pourrai inviter ma mère à venir m’entendre à la Place des Arts. » Il faudra patienter encore un peu. Aux FrancoFolies de Montréal, Marco se produit aux Katacombes le 15 juin avec les artistes — rappeurs pour la plupart — du label Silence d’or, étiquette qui produira son album Chasser nos rêves, prévu pour l’automne, contenant la chanson-amulette « Elle », mais aussi « Femme fatale » et « Ce soir ou jamais », titres déjà gagnants sur scène.

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