Avec Maïa Leia, l’été ne finit pas

Ne pas confondre Maïa Leia avec Maïa (Hébert-Davies), membre du quatuor féminin Ladies of the Canyon qui lance le 25 septembre son premier album solo francophone, Héritage, plus introspectif et moins dansant que celui de Miss Leia.

Née d’une mère québécoise et d’un père indien, Maïa Leia a 20 ans à tout casser, une allure de collégienne délurée et un paquet de bonbons dans la voix. Dans le livret, elle remercie « tous mes ex, pour l’inspiration ». À 20 ans, tous ses ex ?! Hum !

Photo : Le Poun

Côté paroles, pas de quoi changer le cours des rivières, beaucoup de woo-ouh, choowa choowa, oh, oh, oh, pa-pa-la-pa-pa, et de thèmes ressassés (en gros : « Tu peux le faire si tu le veux, ne te laisse dicter ta conduite ni juger par personne »). Comme plusieurs, la chanteuse a le fâcheux tic de croiser l’anglais et le français dans la même chanson – ce qui ne la rend pas meilleure, soit dit en passant.  Et puis, elle cultive le paradoxe ou la… distraction. Dans « Compte à rebours », elle écrit côte à côte : « Toute seule dans le métro, bien assise dans un coin/ J’observe le troupeau des passagers pressés dans leur va-et-vient.» Elle est toute seule ou il y a un troupeau ? Licence poétique ?

Mais vétilles que tout cela, puisque l’album est frais, vitaminé, ne prend jamais la tête et s’emploie à faire bouger le popotin et ce qui le soutient. Beaucoup d’influences (soul, motown, r&b, reggae, folk) assumées, ingérées, malaxées, maïalisées.

Sous la pochette enjouée, un disque réalisé, enregistré, arrangé et joué avec allant par Francis Coplan et Miki Lacasse. Avec des chansons bien envoyées comme « La nuit dernière », « Lance-toi » et « You Used To », Maïa Leia devrait perpétuer l’été et vous attacher à son char.

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• L’album Compte à rebours (La Tribu) en magasin le 11 septembre.

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