BadBadNotGood – BBNG2

BadBadNotGood n’est pas le premier groupe à mélanger jazz, rock et hip-hop, mais il compte parmi ceux qui y ont le mieux réussi. Elle est celle de natifs du genre, qui vivent la musique de leur temps plutôt que de l’imiter. Normal : ils n’ont que 19, 20 et 21 ans.

C’est un trio piano-basse-batterie comme il y en a tant en jazz. Sauf que les standards du groupe torontois BadBadNotGood n’ont pas été écrits par George Gershwin, mais par Kanye West.

Son mélange de jazz et de hip-hop, de reprises et de compositions, est joué avec une énergie punk. On raconte d’ailleurs qu’à ses spectacles on pourrait confondre le public avec celui d’un show rock. Vu l’énergie qui se dégage de son album BBNG2, accessible gratuitement en ligne, ce n’est pas difficile à croire.

BadBadNotGood n’est pas le premier groupe à mélanger jazz, rock et hip-hop, mais il compte parmi ceux qui y ont le mieux réussi. Sa musique n’est pas du be-bop qu’on aurait tenté de rajeunir à grands coups de Botox hip-hop. Elle est celle de natifs du genre, qui vivent la musique de leur temps plutôt que de l’imiter. Normal : ils n’ont que 19, 20 et 21 ans.

En entrevue, les trois musiciens ne se gênent pas pour médire du jazz (sclérosé) tel qu’on le joue aujourd’hui et de son enseignement (en retard de 20 ans et peu utile). Ce faisant, ils se sont mis à dos blogueurs, musiciens et journalistes du milieu, qui ne comprennent pas leur succès. On leur reproche de n’être pas assez jazz ou virtuoses.

Pas assez jazz ? Ça dépend du point de vue. À l’époque dorée de Duke Ellington, le jazz était de la pop, et une bonne partie du répertoire était constitué de reprises de chansons populaires. C’est, au fond, adaptée au 21e siècle, la démarche de BBNG. Et le plus beau, c’est que les jeunes sont à l’écoute.

BBNG2 / BadBadNotGood – Disponible gratuitement

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