Baptiste Trotignon – Song Song Song

Fasciné par la chanson depuis son escapade avec Aldo Romano, Flower Power, en 2005, le Parisien s’amuse à briser le moule avec une quasi-naïveté, qui donne à ce bel album un charme et une fraîcheur indéniables.

par Ralph Boncy

« Si vous n’aimez pas le piano, vous n’avez pas le bon disque », prévient poliment le jazzman Baptiste Trotignon. Avec un nom si distingué, on imagine aisément le nouveau champion du clavier français jouer du Schubert — ce dont il s’acquitte fort bien ici, d’ailleurs. Mais on le voit moins fréquenter le rockeur Christophe Miossec, se lancer sans filet dans un chorinho brési­lien échevelé ou écrire des choses que Melody Gardot murmure.

Seul au piano, il marie Brel et Gainsbourg, puis s’offre une relecture jubilatoire de Barbara dans laquelle le vouvoiement est pourtant de rigueur. Il fait ensuite rebondir Nougaro avec un percussionniste argentin, concocte avec Mônica Passos une version sud-américaine de « La cigale et la fourmi » et pro­pose ses œuvres aux couleurs pastel en y allant de sa propre voix.

Fasciné par la chanson depuis son escapade avec Aldo Romano, Flower Power, en 2005, le Parisien s’amuse à briser le moule avec une quasi-naïveté, qui donne à ce bel album un charme et une fraîcheur indéniables.

BAPTISTE  TROTIGNON / SONG SONG SONG / Naïve

 

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