Berlioz – Benvenuto Cellini

Le metteur en scène Philipp Stölzl propose une scénographie qui transgresse tous les repères traditionnels de l’opéra romantique : silhouette urbaine post-atomique, tatouages, high five et pape en rose dans un carnaval romain d’Halloween, de quoi mener les ayatollahs de la tradition au bord de l’infarctus.

BERLIOZ / BENVENUTO CELLINI.
PHILHARMONIE DE VIENNE, DIR. VALERY GERGIEV, MISE EN SCÈNE PHILIPP STÖLZL, FESTIVAL DE SALZBOURG, AOÛT 2007. DVD NAZOS NBD 0006.

Par George Nicholson

Berlioz, le plus délirant des romantiques, reste le plus mal-aimé des compositeurs. La France, qu’à lui seul il sauve de l’insignifiance musicale, ne comprend pas cet enfant qui met à mal Descartes et son « Je pense, donc je suis », axiome qu’il remplace par un « Je rêve, donc je vis. »

Le metteur en scène Philipp Stölzl propose une scénographie qui transgresse tous les repères traditionnels de l’opéra romantique : silhouette urbaine post-atomique, tatouages, high five et pape en rose dans un carnaval romain d’Halloween, de quoi mener les ayatollahs de la tradition au bord de l’infarctus.


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Dans le rôle-titre, Fritz Burkhard triomphe, et l’infatigable Gergiev en profite pour lancer la carrière d’une nouvelle venue, Maija Kovaleska, et mener à l’incandescence les fourneaux du sculpteur Cellini. Si la langue française décline tous les accents de cette Babel séduisante, les grands gagnants restent Berlioz et nous.

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