Bernard Lavilliers, le retour du vieux lion

Lavilliers n’a jamais cessé de se battre pour les valeurs humaines et la musique des pays chauds. Fidèle, ce 20e disque en studio est un bon cru !

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Depuis le temps qu’il scrute et dénonce les systèmes qui nous oppressent, depuis « La samba », en 1974, qui prônait la révolte des compagnons d’usine, Lavilliers n’a jamais cessé de se battre pour les valeurs humaines et la musique des pays chauds. Fidèle, ce 20e disque en studio est un bon cru !

La complainte « Angola », avec le chanteur africain Bonga, ouvre la danse en beauté. Puis, « L’exilé » et « Causes perdues » donnent à l’album un statut de classique. Un brin désabusé, le chanteur, qui dit les paroles presque plus qu’il ne les chante, entonne un requiem pour les vieux baroudeurs sur une salsa, brassée par les pros du Spanish Harlem Orchestra.

Fait à noter : pour la première fois, le boxeur de mots poids lourd se laisse aller à l’adaptation libre, peaufinant des textes sur la mélodie argentine « Alfonsina y el mar » et sur le fameux « Pedro Navaja », du Panaméen Ruben Blades, cousin éloigné de son « Pierrot la lame », fait à New York avec Ray Barreto, en 1979. Le métier !

Bernard Lavilliers / Causes perdues et musiques tropicales / Barclay/Universal

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