Carmen Souza : prends garde à toi, Cesaria

Voici une découverte renversante ! Entre jazz et musiques du monde, Carmen Souza s’est forgé un langage éclaté qui lui est propre.

Carmen-CoverCarmen Souza / Protegid / Galileo

Voici une découverte renversante ! Évidemment, on est tenté de citer Sara Tavares et Maria João, ses deux consœurs lisbonnaises, pour délimiter le terrain de jeu de Carmen Souza, entre jazz et musiques du monde. Mais cette artiste surprenante s’est forgé un langage éclaté qui lui est propre et elle n’accepte visiblement aucun carcan.

Orchestrations organiques, syncopes à gogo, acrobaties vocales, rythmiques contagieuses, cette musique libre s’ouvre sur l’avenir. Carmen écrit elle-même les textes créoles, inventifs, syncopés, et Theo Pascal, son bassiste, prend en charge la création musicale. Ils saluent au passage deux légendes dont les îles du Cap-Vert sont très fières : Horace Silver, avec « Song for My Father », et Cesaria Evora, avec une version de « Sodade » qui va vous faire effacer l’original de votre iPod. Étonnant.