Ce qui se cache derrière Le pays aux mille soleils

Le pays aux mille soleils, de Mireille Levert, est en lice pour les Prix littéraires du Gouverneur général 2020 dans la catégorie Littérature jeunesse — livres illustrés. 

Conseil des arts du Canada, Christian Lalonde / Montage L'actualité

Diplômée en Arts visuels de l’UQÀM, Mireille Levert travaille en littérature jeunesse. D’abord reconnue pour ses illustrations tendres et fantaisistes de la série Jérémie et Mme Ming, elle écrit et illustre ses propres textes. Elle a remporté deux fois le prix du Gouverneur général du Canada pour ses illustrations. Avec Quand j’écris avec mon cœur, elle choisit une nouvelle voie, la poésie, pour l’écriture et l’élaboration de ses illustrations. Pour elle, désormais, chaque jour est un poème qu’elle reçoit avec ses yeux, ses oreilles et son cœur. L’album est finaliste au prix du Gouverneur général du Canada et au prix TD. Son deuxième album de poésie Un jour je bercerai la terre célèbre la beauté fragile de la planète. Elle aime partager avec les enfants, petits ou grands, la joie de créer en mots et en images. 

Comment s’est déroulée la création de cette œuvre ?

Une image m’habite depuis plusieurs années lorsque je commence à mettre sur papier des mots, des esquisses de ce qui deviendra « Le pays aux mille soleils ». Je dessine un petit personnage muni d’une boîte de couleurs, de pinceaux, marchant dans un paysage de fin du monde. 

Et si tout était à recommencer, à recréer.

Et si on demandait à des enfants de recréer le monde.

Une résidence d’artiste en milieu scolaire à l’école Saint-Noël-Chabanel de Montréal me permet d’explorer ce thème avec des enfants de première et deuxième année. Les idées abondent, ils écrivent de courtes phrases leurs petits doigts posés délicatement entre chaque mot. Leurs soleils « aiment l’amour ». La semaine suivante, en dessin cette fois, ils réinventent des variétés de poissons, d’oiseaux, d’animaux avec une liberté extraordinaire. J’admire les poissons-pyramides, les girafes-glissades, les moutons pondeurs de bonbons…

Après la résidence, je retourne à mon ébauche de projet, à mon texte, à mes esquisses. Et si on demandait aux enfants de recréer le monde, il serait plein de poésie, de fantaisie, de beauté !

Pour moi, la poursuite de la beauté et d’un monde meilleur, est sans fin et les enfants en sont une source d’inspiration inépuisable. En leur compagnie appeler la beauté c’est déjà la faire apparaître un peu.

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Un extrait de Le pays aux mille soleils

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Le pays aux mille soleils, de Mireille Levert, Les Éditions de la Bagnole