Ces expressions que les anglophones nous envient

Les emprunts au français ne sont pas suffisants pour combler les vides conceptuels de la langue anglaise.

Photo © Anna Bryukhanova / Getty Images
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De «déjà vu» à «je ne sais quoi» en passant par «art déco» et «pot-pourri», nombreuses sont les expressions en français qu’utilisent les anglophones. (Nombreux aussi sont les cas inverses, voire les calques de l’anglais, mais faisons-en abstraction le temps de ce billet, et gargarisons-nous un peu de notre belle langue, voulez-vous ?)

Selon le site américain Business Insider, ces emprunts ne sont pas suffisants pour combler les vides conceptuels de la langue anglaise. Ainsi, Rob Wile a dressé une liste des neuf «merveilleuses expressions françaises qui n’ont pas d’équivalent en anglais».

Mise en abyme

Quand une image s’incruste dans une autre image et se répète à l’infini, on parle de mise en abyme, ou d’effet Droste (Droste effect, en anglais), du nom de la marque néerlandaise de poudre de cacao qui a rendu populaire cet effet visuel au début du XXe siècle.

Décomplexé

Pour expliquer ce mot à ses lecteurs, Rob Wile écrit qu’il se dit de quelqu’un qui ne souffre pas de « complexes névrotiques » et ne subit pas de «pressions socio-culturelles».

Droit à l’oubli

Cette expression fait référence à un arrêt de la Cour de justice européenne qui garantit aux internautes un droit à l’oubli numérique. La décision permet aux citoyens de demander à Google la suppression de certaines données privées de ses résultats de recherche.

Dépayser

Qui a dit que les Américains étaient de grands voyageurs ?

Laïcité

Plus que le mot, c’est la «forme agressive de séparation de l’Église et de l’État» prônée par la France que Rob Wile juge unique. «Ce pays n’autoriserait jamais qu’un isoloir soit placé dans une église, par exemple, même si c’était la façon la plus opportune d’organiser une élection dans un village».

Pour voir le reste de la liste de Business Insider, cliquez ici.

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2 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Dommage qu’au Québec on considère comme des anglicismes nos emprunts qui comblent les vides conceptuels ou les expressions trop longues ou trop lourdes de la langue française. Bravo aux anglophones qui empruntent, adoptent et adaptent sans complexes sans faire de leur langue une idole.

Du nombrilisme. Un selfie québécois. Nombre de mots ou d’expressions de langue anglaise ne sont pas rendues adéquatement en français. C’est vrai de toutes les langues, qui ont été formées dans des contextes et des sensibilités différentes.