Claude Legault au «gala Zartisss»

Au moins, c’est vraiment celui qui a reçu le plus de votes qui l’emporte au Gala Artis… et on n’a pas besoin d’un bâillon pour procéder à la remise des prix.

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Photo extraite d’une vidéo YouTube.

Dimanche, c’était le Gala Artis, qui récompense, je crois, les gens trop paresseux pour écrire la dernière syllabe des mots.
Politique

Sans surprise, Guylaine Tremblay a été élue «Personnalité féminine de l’année» et Claude Legault, «Personnalité masculine». Si on avait en plus fait brûler sur un bûcher le compositeur de la ritournelle des pubs de Metro, je crois qu’on aurait eu le gala le plus rassembleur de tous les temps.

Mais comme ça arrive tout le temps quand on donne le micro à des artistes, certains n’ont pas pu s’empêcher de glisser quelques désagréables revendications politiques et sociales dans leur discours de remerciement. C’était prévisible, pourtant : le tapis rouge n’est-il pas, au fond, qu’un gros carré rouge étiré ?

Des artistes qui contestent l’ordre établi. Où s’en va le monde ? je vous le demande.

Ces prises de position engendrent généralement un deuxième gala, le gala Zartisss. Organisé par les chroniqueurs de droite et les commentateurs qui sévissent sur Internet, ce gala récompense les «zartisss», comme ils les appellent, dans des catégories comme «Gaspillage de mes impôts de l’année» ou «Acteur le plus payé par nos taxes».

Parce que vous ne le savez peut-être pas, mais Claude Legault et Philippe Laprise vivent tellement aux crochets de l’État que vous pouvez légalement payer vos impôts directement à eux, plutôt qu’au ministère du Revenu. En route vers le podium, ces ingrats devraient donc faire un baise-main à la ministre de la Culture, plutôt que de réclamer des choses saugrenues (comme moins de coupes en éducation).

Le député libéral Serge Simard, aussi connu sous le surnom de «gars dont on n’avait jamais vraiment entendu parler avant», a un autre point de vue sur le sujet. Il l’a exprimé sur son profil Facebook : se retenir de dire son opinion, c’est une question d’amour et de respect.

Oubliez le «Qui aime bien châtie bien». Qui aime bien, semble-t-il, se contente de remercier son épouse.

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Serge Simard, le politicien qui ne parle surtout pas de politique.

Pour prouver qu’il ne manque pas d’amour envers son public, Claude Legault a annoncé, aujourd’hui, une quatrième saison de la série 19-2, au cours de laquelle on pourra voir Chartier et Beroff poivrer des manifestants anti-austérité et arrêter ceux qui n’ont pas dévoilé leur itinéraire.

Ça devrait rétablir l’équilibre.

Personnellement, je n’hésite pas une seconde et je crie : «Je suis Claude Legault». Pas que je tienne tant à défendre sa liberté de parole : j’espère juste qu’on me prenne vraiment pour lui. J’ai toujours rêvé d’être un sex-symbol.

S’il y a vraiment des endroits où l’on devrait éviter de parler de politique, le Gala Artis est-il un de ces endroits ? Au moins, c’est vraiment celui qui a reçu le plus de votes qui l’emporte à ce gala, et on n’a pas besoin d’un bâillon pour procéder à la remise des prix. On ne peut pas en dire autant de l’endroit où M. Simard travaille.
* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. On peut aussi lire ses anticritiques culinaires sur le blogue Vas-tu finir ton assiette ? et le suivre sur Twitter :@OursMathieu.

 

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On comprend maintenant les raisons de l’utilisation du bâillon par les libéraux. Ce n’est pas à cause de la résistance de l’opposition, c’est à cause du manque d’amour de celle-ci !

C’était pathétique…

Entendre ce subventionné jusqu’à l’os se plaindre de « coupures sauvages » et « d’austérité »…

Preuve par 4 que nos tartisses qui vivent aux crochets des autres contribuables sont meilleurs pour détrousser les pauvres Québécois de leur argent que pour parler d’économie et que les faits ne les dérangent pas beaucoup:

« Tout le branle-bas de combat hystérique qui accueille les projets de réforme du gouvernement Couillard est fondé sur ce formidable mensonge: l’austérité. Dans les faits, il n’y a pas (zéro, nul, nada, rien, néant) de politique d’austérité au Québec. Il n’y a qu’une timide tentative d’assainir les finances publiques. En clair: on tente simplement de contenir en partie la progression des dépenses! On n’est pas chez les Grecs.

Les faits? Le budgets des deux plus gros et importants ministères du gouvernement du Québec augmenteront au cours des quatre années (2014-2018) du gouvernement Couillard. De façon cumulative, les hausses totaliseront 5,8% en éducation et 10,4% en santé.

Certes, c’est une légère baisse par rapport à la hausse habituelle, quasi-automatique, des dernières années. Mais est-ce bien là notre définition de l’austérité? »

Source: http://marioroy.info/

Votre article m’a fait sourire sur un non-sujet. Pourquoi donne t’on autant de place à ce gazouilli d’un obscur politicien ? Si les médias ne l’avaient pas relevé, le politicien serait demeuré obscur et ce débat n’aurait pas eu lieu.

Le sujet, c’est la déclaration de m. Legault et non le message du député. En déclarant qu’en ces temps de « coupures sauvages »… venant d’un individu le ventre plein. Il n’y a pas de coupure sauvage. Il n’y a que des diminutions de dépenses. De plus, le budget du ministère de la culture a légèrement augmenté. Pas mal, non ? On vient de payer un beau théâtre de 30 millions à Robert Lepage… Où sont donc nos priorités ? Personnellement, je préfère soigner convenablement mes parents malades, que de les divertir…

Je croyais qu’un artiste c’est quelqu’un qui crêve de faim toute sa vie durant et qu’on encense après sa mort parce qu’il n’est plus nécessaire de lui dire de fermer sa gueule et j’apprends que certains gagnent bien leur vie. Je suis renversé et heureux de constater que mes impôts servent aussi à me divertir.

Personne ne nie le droit de Claude Legault d’exprimer les opnions qu’il veux et on ne devrait donc pas nier le droit de ceux qui expriment des opinions contre Claude Legault. Mais au-delà de la liberté d’expression, je suis plutôt médusé par l’empressement de plusieurs à accorder de l’importance aux opinions des artistes. Qu’ont-ils fait ou étudié pour être simultanément des spécialistes en économie, en environnement, en transport, en géopilitique, etc. Si Claude Legault était plombier courrait-on autant ses opinions?

Ah! Ah! C’est triste, mais en la commentant vous lui en avez accordée! En passant, je suis d’accord avec vous, mon opinion ne vaut pas plus que… disons la votre. La nuance est que lorsque je m’exprime je ne sens pas que la moitié de la planète médiatique boit mes paroles.

Les artistes ont tous droit à des marques de politesse, comme tout un chacun. Je respecte l’intervention de M. Legault. Cela ne m’empêche pas de penser que son intervention témoigne du sentiment général des artistes, qui attendent de l’État le maintien, ou l’accroissement des aides à la création, tout comme l’industrie aéronautique attend de l’aide à l’innovation, les mines à l’exploration, les pharmaciens à la santé, les enseignants à l’instruction, les chiropraticiens au mal de dos. Comme n’importe quelle autre célébrité le fera pour sa corporation, il nous dira que sa cause est bonne, puisqu’il s’agit de défendre la culture. C’est la même chose pour la recherche et développement, l’emploi, l’éducation, la santé, la veuve et l’orphelin.
La saillie fort médiatisée de M. Legault s’ajoute ainsi aux nombreuses jérémiades corporatistes entendues depuis des mois, au moment où le gouvernement doit choisir où couper. Pas dans ma cour ! geignent tous les porte-paroles à la triste mine, serait une atteinte à la dignité, au patrimoine, que sais-je.

Au moins, les entreprises de l’aéronautique, du domaine pharmaceutique, les minières et autres ont la décense de ne pas se mêler de politique. Il y a une différence entre les subventions du monde des ARRRTS et des entreprises. Les entreprises créent des milliers d’emplois alors que dans le domaine des ARRRRTS il ne s’agit que d’un poignée d’ARRRRRRtistes qui gagent des millions et le reste qui sont payés au salaire minimum. C’est comme le OK, une trentaine payés à coup de plusieurs millions par année et des vendeurs de hot-dog à temps partiel payé à salaire minimum. Pour ce qui est de la schchial démocratie elle n’est qu’une foutaise des démocrasses.

Quand on est en politique il faut avoir la couenne dure car souvent ils prêtent le flanc aux critiques acerbes et leur comportement n’est pas toujours édifiant même s’ils se trouvent sous les projecteurs… Les « artisses » eux sont très sensibles aux préférences du public car ils dépendent du succès de leur art et de leurs créations et tout comme ils ont parfaitement le droit d’exprimer leurs opinions, il en est de même pour les politiciens. Du choc des idées jaillit la lumière!

Monsieur Charlebois vous connaissez depuis des lunes que le parti péquoiste est l’instigateur de cette malheureuse pratique. C’est très clair, lorsque ce parti à pris le pouvoir, les artistes devaient se soumettre à leur dicta où aller chercher des subventions ailleurs.

La réponse bien connue de monsieur Yvon Deschamps qui avait fait la Place des Arts de Montréal pour 20 représentations en 1976 avant la prise de pouvoir par les péquoistes, exploit qui ne fut jamais répétée depuis par aucun artiste si ce n’est qu’une courte liste d’artistes qui ne font que 2 ou 4 représentations à leur meilleur, n’avaitpas besoin de faire le tapis pour le parti péquoiste. Au contraire, c’est le parti qui avait besoin de monsieur Deschamps.

Sur la question politique, il a toujours été très clair “… le vrai québécois sait qu’est-ce qu’y veut. Pis qu’est-ce qu’y veut, c’t’un Québec indépendant, dans un Canada fort.” Citation que provient de son monologue intitulé “La fierté d’être québécois” et que vous retrouverez facilement par tout engin de recherche sur internet. En fait, il lançait le message que personne n’avait besoin de faire le tapis pour obtenir ce dont il a le droit.

Monsieur Deschamps n’avait pas besoin de faire le tapis pour les péquoistes, il était indépendant de pensé, de conscience et d’action et il l’est encore. Bravo !

Pour ce qui est des GALAS et des nombreuses émissions de lèchage de derrière entre artistes nous pourrions nous en passer au point où c’en est ridicule. Pour ce qui est des cote d’écoute, je comprend qu’ils réussissent à obtenir une certaine cote puisqu’il n’y a rien d’autre à regarder pour les personnes qui sont unilingue.

Que pour les artistes…

Que l’on parle des prix, trophées ou galas Olivier, Artis, Jutra, Félix, Gémeaux ou autres, on pense immanquablement à la même catégorie de gens qui passent en boucle à nos écrans; que ce soit en cinéma, en humour, en information ou autre domaine connexe. Et tous ces gens, année après année, se payent une grande fête (si ce n’est pas deux ou trois) pour se « congratuler », se remercier, se récompenser, pour avoir seulement fait leur travail. Verrons nous jamais un jour où le simple travailleur, celui qui transpire sous le chaud soleil, celui qui grelotte dans le froid pour faire simplement son travail, ceux et celles qui soignent nos parents et enfants malades, qui nous servent dans les restaurants ou à l’épicerie eux aussi avoir leur « Gala annuel » dans des endroits chics et chers, et faire reconnaître leur travail aux yeux de tout le monde sur un tapis rouge. Bin non voyons, je rêve à bien trop d’équité; ce serait trop poche. Alors, pas de reconnaissance publique au petit monde, pas de récompense, pas de boni au rendement, pas de fleur à ceux qui font vraiment tourner le monde. Je pleure à chaude larme sur ces pauvres gens riches du télévisuel; que ferions nous donc sans eux ?

Heille… « la ritournelle des pubs de Metro », je l’aime moi cette ritournelle, je crois que ça ferait une bonne tounne pour une belle inconnue qui pourrait se faire découvrir à Star chose là… 😉

L’austérité est rendu à 100 milliards (budget du Québec, dont 20% vient des transferts et de la péréquation du méchant Harper).

Est-ce qu’il y a une loi au Québec qui oblige les artistes à gagner au moins $250,000 avant d’avoir le droit de se plaindre de ne pas être assez favorisés par le gouvernement? On dirait quasiment que c’est toujours le plus full cash dans la place qui fait LE discours.