CONSTRUCTION / En regardant le trou de La Licorne

Passé dimanche dernier, rue Papineau, à Montréal, devant le chantier du théâtre La Licorne. La reconstruction et l’agrandissement du théâtre auront coûté, à la fin des travaux prévue en mars 2011, quelque 6,5 millions de dollars, consistant en subsides gouvernementaux et en 400 000 $ recueillis par le théâtre. Bien, bien.

Tout le monde – direction, artistes, artisans, spectateurs – espéraient cette transformation de fond en comble, renouvelant du coup les installations caduques, à commencer par le hall grand comme ma main, les scènes des deux salles (la Licorne et la Petite Licorne) trop petites et sans coulisses et les loges sans bon sens.

On ne peut jamais empêcher une pensée de percuter le cerveau, même quand on regarde un « trou ». M’ont dérangé dans ma tranquillité bovine un constat suivi d’une question : dans tous les édifices culturels qui ont subi une cure de rajeunissement, les artistes profitent sûrement de meilleures conditions de travail, mais qu’en est-il de leur cachet ? Atteint-il les émoluments versés aux architectes qui dessinent les plans des théâtres, le salaire des ouvriers qui les exécutent ? Aux dernières nouvelles, le revenu moyen d’un artiste au Québec est de 24 600 $. Mieux que dans le reste du Canada, paraît-il. La belle jambe que ça doit lui faire, à l’artiste québécois !


Laisser un commentaire

Les émoluments versés aux architectes…

Les architectes ne sont pas payés très cher au Québec. Contrairement à la croyance populaire, il ne se promènent pas en Mercédès et ne mangent pas dans les plus chics restos.

En fait, ils sont pas mal plus près des artistes que vous le pensez.