«Corbo» : une tragédie québécoise

Le film Corbo, qui revient sur les débuts du Front de libération du Québec, réussit là où La maison du pêcheur (2012) avait échoué.

Photo : Marlène Gélineau Payette
Félix-Antoine Duval, Antoine L’Écuyer et Anthony Therrien dans Corbo. (Photo : Marlène Gélineau Payette)

La crise d’Octobre et l’enlèvement de Pierre Laporte ont occulté les autres faits d’armes du Front de libération du Québec. Basé sur l’histoire vraie de Jean Corbo, né d’une mère québécoise et d’un père italien (il s’agit du petit frère de Claude Corbo, qui allait plus tard devenir recteur de l’UQAM), Corbo revient sur des attentats commis au milieu des années 1960, dont l’un, l’explosion d’une bombe qu’il avait posée à la Dominion Textile, allait lui être fatal. Épuré, centré sur les motivations intimes du jeune Corbo, 16 ans — interprété avec justesse par Anthony Therrien, révélé en 2012 par Le torrent —, le film de Mathieu Denis réussit là où La maison du pêcheur (2012) avait échoué : montrer de façon crédible la puissance de l’idéal chez un jeune en pleine quête identitaire, jusqu’à la suspension momentanée de la raison.

(En salles à compter du 17 avril)

Les commentaires sont fermés.