COUNTRY TRASH / Les Batteux-Slaques sonnent le cul !

Ils s’appellent Les Batteux-Slaques. Ne leur demandez pas ce que ça signifie, ils ne le savent pas plus que vous. Mais ils sont sûrs de ce qu’ils font, et le disent sans ambages : « On est un groupe de country qui chante des tounes de cul. » Dans leur site Web, c’est écrit plus joliment : « Le groupe rassemble différentes influences autour d’une psychanalyse lacanienne de country-anal. » Sans rire !

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Mais vous rirez en écoutant le récent album, On vient de loin, avec des titres aussi poétiques que  « La grosse torche », « La graine à mon beau-frère », « Manger une clown ».

Les cinq gars composent, chantent, dénoncent, délirent, jouent de la mandoline et du banjo, des guitares et de l’harmonica. Il y a même un roux dans la formation, c’est dire l’éclectisme. Et tous pratiquent d’autres métiers. Comme le guitariste Pierre-Luc Brillant,  également acteur (vu dans C.R.A.Z.Y. et Borderline), qui, lors du lancement du précédent disque, Ça sonne le cul, avait déclaré :  « Nous sommes d’abord un band engagé politiquement, particulièrement préoccupé par le temps qui passe. » Ce à quoi avait rétorqué, plus prosaïquement, Francis Rossignol, peintre, scénographe, metteur en scène et, au sein du collectif, percussionniste : « On veut mettre le party dans la place. » Là-dessus, aucun doute : il y en a même sur les murs !

De grivoiserie, Les Batteux-Slaques sont salement atteints ; mal élevées, sentant le soufre et le jeune fauve, leurs chansons ne gagneront peut-être pas l’estime des bons esprits, mais rendront les autres joyeux.


Les Batteux-Slaques, au Bal du Lézard, à Québec, le 9 déc., 418 529-3829.


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