Cours, Norah Jones, cours !

D’une bossa anodine des Foo Fighters à un chef-d’œuvre de Joni Mitchell, Norah Jones touche à tous les styles. La beauté du jeu, c’est qu’elle fait ça pour le plaisir.

Il manque ici son escapade avec Wax Poetic ainsi que la superbe version de « Wild Horses » qu’elle s’approprie avec sa sobriété habituelle sur The Rolling Stones Project. N’empêche que les 18 chansons rassemblées sur cet « album de duos » — somme toute, bien involontaire — démontrent à quel point Norah Jones conjugue polyvalence et curiosité sans que personne puisse la museler.

Propulsée malgré elle au rang de superstar en 2001, alors qu’elle voulait jouer dans les bars tranquilles avec son trio acoustique, cette fille modeste se contrefout de la notoriété ainsi que du débat « jazz ou pas jazz ? ».

Elle se promène dans tous les styles et entretient des fréquentations douteuses avec le Dirty Dozen Brass Band et l’excentrique André 3000, du duo hip-hop Outkast. Dans la plupart des cas, elle ne recherche aucune publicité. La beauté du jeu, c’est qu’elle fait ça pour le plaisir, d’une bossa anodine des Foo Fighters à un chef-d’œuvre de Joni Mitchell.

NORAH JONES / FEATURING NORAH JONES / BLUE NOTE/EMI